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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. III. 197démonstration de Galilée , quoique traitée de paralogisme parM. Blondel (1), qui dit ne l’avoir jamais pu concevoir, esttrès-légitiine et concluante ; et ce qui prouve quelle Test , c’estque le calcul analytique moderne appliqué à cette questiondonne le même résultat, comme on le voit dans la note Jt.

Cette absurdité que Galilée montroit dans l’hypothèse del’accroissement de la vitesse en raison de l’espace , eût dû lafaire rejetter unanimement. Mais il y a eu dans tous les tempsde ces hommes qui savent jette r un nuage sur les raisonnementsles plus concluants. Nonobstant la démonstration du philosopheitalien , quelques-uns entreprirent la défense de cette faussehypothèse. Tel fut entr’autres un P. Casree , jésuite, dont onlit la réfutation dans les OEuvres de Gassendi ( t. IV ). Aprèsbien de mauvais raisonnements contre i’hypothèse de Galilée ,raisonnements qui décèlent un homme qui a peu de solide phy-sique , et encore moins de connoissance des mathématiques ,il tâchoit d’établir celle de Baliani par f expérience suivante.11 laissoit tomber un globe de la hauteur de son diamètre snrun des bassins d’une balance dont l’autre étoit chargé d’unpoids égal , et il reinarquoit qu’il sordcvoit ce poids. 11 doubloìtensuite , triploit , quadruplent ce poids , et laissant tomber leglobe d’une hauteur double , triple , quadruple , il reinarquoitque le poi 1s en étoit soulevé, ldè là il concluoit que les lot cesétoient comme les hauteurs , et que ces forces étant commeles vitesses , celles-ci étoient aussi comme le^ hauteurs ou lesespaces parcourus. 11 prétendait colin que si l’on partageoitl’espace pat court] dans un temps donné en parties égales, lapremière étant parcourue dans un certain temps , la secondel’etoit dans la moitié de ce temps , la troisième dans letiers , &c.

Gassendi ne manqua pas à la cause de la vérité , et il réfutala Dissertation du P. Casiée. II lit voir que ses expériences neconcluoient rien contre l’hypothèse de Galilée. E11 elíet, il eûtfallu montrer , non - seulement qu’un globe tombant d’unehauteur double , triple , &c. de son diamètre , soulève ledouble , le triple de son poids , mais encore qu’il n’anroit pui’ébranler d’une hauteur tant soit peu moindre. Or il -n est,point douteux qu’il l’auroit fait également , avec cette seuledifférence , qn’il ne l’auroit pas autant soulevé. Si l’on tupposoitune balance mathématique, les lois connues du mouvementnous apprennent qu’il n'est point de poids, si petit qu’il soit >qui , tombant de la plus petite hauteur sur un des bassins, nesoulevât le plus grand poids qui seroit dans l’autre. Gassendi

(1) Mém. de l’acad. avant 1699 , t. VIII.