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Tome second.
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aoa H I S T O. I R E

envoyé à Galilée , et qui lui donna tant d’estime ponr son

auteur , qu’il désira le connoître et l’avoir auprès de lui. MaisTorricelli ne jouit de cet avantage que fort peu de temps ,Galilée étant mort trois mois après, il augmenta dans la suitele traité dont nous parlons, et y ajoutant une partie sur lemouvement des fluides , il le publia avec ses autres ouvragesmathématiques eu i644- Nous y trouvons la première idéed’un principe ingénieux et très-ulile en mécanique. C’est celui-ci : Lorsque deux poids sont tellement liés ensemble , qu’étantplacés comme L’on voudra , leur centre de gravité communne hausse ni ne baisse , ils sont en équilibre dans toutes cessituations. C’est par le moyen de ce principe que Torricelli

démontre le rapport des poids qui se contr< balancent le long

des plans inclinés ; et quoiqu’il ne Temploie que dans ce cas,il est facile de voir qu’on peut rappliquer à tous les autres casimaginables de la Statique , de même qu à quantité d’autresrecherches mécaniques. Torricelli passe de là à examiner lemouvement accéléré aussi-bien que celui des projectiles , et ilajoute à la théorie de Galilée quantité de vérités remarquables.Nous en choisirons une seule parmi une multitude d’autres.C’est une propriété singulière de la trace de tous les projectilesjettés d’un même point sous différens angles , mais avec lamême force. Torricelli montre que toutes les paraboles qu ilsdécrivent sont renfermées dans une courbe qui est elle-mêmeune parabole , et qui les touche, far exemple, que A (Jìg. 3o )soit le foyer d’une parabole dont C soit le sommet, tous lescorps lancés du point A , sous quelqn’inclinaison que ce soit ,avec une force capable de les elever perpendiculairement à lahauteur AC, décriront des paraboles qui toucheront la première.Torricelli termine son traité en rectifiant l’équerre ordinaire desbombardiers ; il en donne une nouvelle et fort simple , dont laconstruction est appuyée sur le vrai principe , et dont l’usageest fort facile.

Le second livre du traité de Torricelli a pour objet le mou-vement des fluides ; il prend pour fondement de toule sa théorie,que l’eau qui s’écoule d’une ouverture pratiquée à un vase ensort avec une vitesse égale à celle d’un corps qui seroit tombéde la hauteur du niveau de l’eau au-dessus de cette ouverture.II tâche d’établir ce principe par diverses raisons , dont la meil-leure est celle de .['expérience , qui montre que l’eau atteintpresque ce niveau , de sorte qu’il est à présumer que sans larésistance de l’air elle l’atteindroit précisément. Nous remar-querons cependant dès cet endroit que cela n’est pas généra-lement vrai, et que les prétendues démonstrations qu’en donnentles livres vulgaires d’hydraulique ne sont pas concluantes. De-