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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. III. 20Zpuis qu’on a traité cette partie cle la Mécanique d’après ses vraisprincipes, on a reconnu que la hauteur à laquelle jailliroit l'eausortant verticalement par l’ouverture d’un vase , n'est égale àla hauteur du niveau que dans le cas où cette ouverture n’aaucun rapport sensible avec la grandeur de la surface du fluidequi s’abaisse en même temps. Nous traiterons ceci plus au longen rendant compte des découvertes de l’hydrodynamique mo-derne ; nous passons sur une multitude de propositions utiles«t curieuses que Torricelli déduit de son principe , afin d’arriverà la découverte mémorable de la pesanteur de l’air.

V.

Quoique la découverte de la pesanteur de l’air soit des plusmodernes, il y avoit déjà long temps que les phénomènes qu’elleoccasionne étoient connus. On savoit depuis plusieurs sièclesqu en aspirant l’air contenu dans un tube dont l’extrémité estplongée dans un fluide , ce fluide s’élevoit au-dessus de sonniveau , et prenoit la place de l’air. C’est d’après cette obser-vation qu’on avoit imaginé les pompes aspirantes, et diversesautres inventions hydrauliques , comme les syphons, que Hérondécrit dans ses Pneumatiques, et ces espèces d’arrosoirs connusdu temps d’Aristote sous le nom de Clepsidres (1), qui s’écoulentet s'arrêtent suivant qu’on laisse i’oriíice ouvert , ou qu’on lebouche avec le doigt. La raison qu’on donnoit de ce phéno-mène étoit la suivante : on prétendoit que la nature avoit unecertaine horreur pour le vuide , et que plutôt que de le souffrir ,elle préférois de faire monter ou de soutenir un corps oontrel’inclination de sa pesanteur. Galilée lui même , malgré sa saga-cité , n’avoit rien trouvé de plus satisfaisant j il avoit seulementdonné des bornes à cette horreur pour le vuide. Ayant remarquéque les pompes aspirantes ne soulevoient plus l’eau au-delà dela hauteur de seize brasses ou trente-deux pieds, il avoit limitécette force de la nature pour éviter le vuide à celle qui équivau-droit au poids dune colonne d’eau de trente-deux pieds dehauteur sur la base de l’espace vuide. II avoit en conséquenceenseigné à faire du vide par le moyen d’un cylindre creux etrenversé , dont on charge le piston de poids suffisans pour ledétacher du fond. Cet effort se nommoìt la mesure de la forcedu vuide, et il s’en servoit pour expliquer la cohérence des partiesdes corps ( 1 ).

Galilée n ignorait cependant pas la pesanteur de l’air ; il

(r) Dise . et dim. Math. fisc. Dial. i’«

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(0 Physic. IV. c. 6.