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Tome second.
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",2/j HISTOIRE

diminuer la convexité de ia partie antérieure de Pœil pourl’accominoder à la différence des objets proches ou éloignés ( 1 ).Quoi qu’il en soit, de ce ligament partent une multitude de filetsaptielés processus c'diaires , qui servent à soutenir le cristallindont nous parlerons tout à ì’heure : le nerf opticjue n’est point,comme le représentoient les anciens opticiens , implanté direc-tement vis à vis le trou de la prunelle , mais un peu en dedanset plus haut, comme le montrent l’expéricnce et la position dutrou par lequel il sort du crâne dans l’orbite -de l’oeil.

Cette concavité que nous venons de décrire est remplie -detrois humeurs , l’acqueuse , la cristalline et la vitrée j îa vitréequi parois de la consistance de la glaire d’oeuf, est néanmoinsnue humeur très-limpide et très-fluide , mais qui est renferméedans une multitude de petites capsules , ce qui lui donné cetteapparence ; elle occupe le fond de l’oeil, et applique la rétinecontre la choroïde. Le cristallin est comme une petite lentille ,renfermée dans une membrane très-transparente , nommée1 arachnoïde, et logée dans une concavité dé l’humeur vitrée ,couiine la pierre d une bague dans son châton ; l’humeur aqueuseoccupe la chambre antérieure de l’oeil , qui est séparée en deuxpar la cloison de l’uvée. Six muscles , quatre droits , savoir unsupérieur , un inférieur avec deux latéraux , et deux obliquesou dont la direction est en diagonale , enveloppent ce globepar leurs expansions membraneuses , et servent à ses mouve-inens. Le devant de l’œil est enfin recouvert d une membraneblanche très-déliée , qu’on nomme la conjonctive , et qui estune production de celle qui revêt ì’intérieur de l’orbite. Telleest la conformation de cet admirable organe ; nous passons àce qui concerne plus particulièrement notre objet.

L’exemple d’une chambre obscure dont f ouverture est garnied’un verre convexe, est extrêmement propre à expliquer la ma-nière dont se fait la vision ; la prunelle dans ì’ocil est l’ouver-t.nre de la chambre , le cristallin en est le verre , et la rétine estle carton ou la muraille blanche où se peignent les objets. L’œilest seulement une chambre obscure plus composée ; lesrayons émanés du même point, en tombant sur la cornée eten pénétrant l’huineur aqueuse , y éprouvent une réfractionqui commence à les faire converger ; une partie est reçue parl’ouverture de la prunelle , et tombe sur le cristallin. Ce corpslenticulaire les rompt davantage et les rend plus convergens ;ils sortent du cristallin , et ils éprouvent une nouvelle réfractionen passant dans l’humeur vitrée : à l’aide de toutes ces réfr'ac-

( i ) Voyez M. Jurin , Diss. On de l 'Optique de M. Smith.distinct and indistinct vision. A la fin

tions ,