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verres dont ils étoient composés , et qu’ils auroient encore étémeilleurs s’ils eussent été plus simples , comme l’astronomiqueou le terrestre.
Hevelius fait aussi mention d’un Télescope à deux objectifsconvexes , et un oculaire concave ; il avoit déjà été décrit parSyrturus dans son Telescopium (i) ,■ mais il est visible que cesdeux objectifs équivalent à un seul , et que ce n’est là q u'mrTélescope batavique ; cette disposition peut néanmoins avoirdes avantages dans certaines circonstances. M. Molyneux (2}fait beaucoup d’éloges d’un Télescope astronomique à deux ob-jectifs , et il l’appelle Télescope nocturne , à cause qu’on l’em-ployoit principalement dans les observations de nuit ; en effet,comme chacun des objectifs appartient alors à une sphère doublede celle dont l’objectif unique auroit été portion , on peut luidonner une ouverture environ double en surface de celle de cedernier, ce qui peut être commode pour considérer des objetspeu éclairés. II y a une autre combinaison de verres proposéepar quelques opticiens , dans la vue de faire servir un objectifmédiocre à peindre une image beaucoup plus grande que nele comporte la longueur de son foyer. Ils vouloient qu’un peuavant le foyer, on adaptât un verre concave dans un certainéloignement , afìn qu’en retardant la réunion des rayons , ilagrandît l’image de l’objet ; l’oculaire devoit être convexe ,comme dans le Télescope astronomique. Cette composition estingénieuse , et bonne dans la théorie , mais la pratique y a faitreconnoître des défauts, de sorte qu’on l’a rejettée. On s’est iciborné à ces combinaisons de verres pour les Télescopes , maisil y en a quelques autres qui ont été imaginées par les opticiensmodernes , et dont nous ferons mention en temps et lieu.
11 ne nous faut cependant pas oublier ici le Télescope binocle ,autre invention du P. Rheita, et qu’un opticien de son ordre(le P. Chérubin d’Orléans) a tenté de mettre en crédit plusieursannées après. Ce sont deux Télescopes égaux, et disposés demanière qu’on mire à la fois au même objet. II arrive ici unphénomène curieux ; lorsqu’on regarde par un seul des deux,on voit Fobjet comme à l’ordinaire par un Télescope de mêmebonté et même longueur , mais sitôt qu’on regarde dansles deux à la fois , le champ de la vision semble «'agrandir,et l’objet paroît beaucoup plus grand et plus rapproché. Maisce n’est là qu’une illusion de la vue ; 011 n’apperçoit point parce moyen ce qu'un seul des deux Télescopes ne montreroit pas
(1) 16,8 , í7z- 4°. C’est un ouvrage ignorant qui ne connoisioit pas mêmede très-mince conséquence , et l’on voit tes élémens de la Dioptrique.facilement que Syrturus n’étcit qu’un (1) inventions de M. de Hautefeuille.