DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Lxv. IV. 235Télescope astronomique , aussi-bien que celle du’Micrbscope ;ìl prétend avoir trouvé le premier dès Tannée ìóo'ò , et il rap-porte le certificat d’un ami, qui dit lui en avoir vu faire usagevers Pan 1614 j mais ces sortes de réclamations tardives sonttoujours mal accueillies , à moins de preuves bien convaincantes.II est dans la république des lettres , comme dans la société , unesorte de prescription contre laquelle on n'est point reçu à reve-nir ; si Fontana fut en possession du Télescope astronomiquedès fan 1 608 , pourquoi ne publia-t-il pas alors sa découvertepour s’en assurer l’honneur et pour le bien de í’astronomie. Cesinventeurs avares, qui f'pnt mystère de ce qu’ils ont trouvé,méritent de n’en être plus crus , lorsque d’autres trouvant lesmêmes choses , les préviennent, et en font part à la société.
Nous voici déjà en possession de trois sortes de Télescopes ;le batavique à deux verres , l’un convexe , l’autre concave ;T astronomique à deux verres convexes , et un troisième quiredresse les objets à l’aide d'une certaine disposition de deuxoculaires convexes. Ce dernier néanmoins a le défaut de repré-senter les objets un peu courbes vers les bords , d'être fort sujetaux couleurs de l’iris, et de faire paraître les imperfections dupremier oculaire ; c’est pourquoi on a cherché une autre com-binaison de verres , propre à redresser les objets sans ces incon-veniens ; le P. de Rheita 111e paraît en être fauteur. Après avoirdécrit le Télescope à trois verres dont on vient de parler , il enannonce ( 1 ) un autre sous des lettres transposées , qu’il expliquadans la suite. Leur sens est que quatre verres con vexes redressentmieux les objets , et que de ces quatre verres trois sont les ocu-laires , et un autre subjectif. Rheita eut raison de dire que ceTélescope redresse mieux les objets ; à quelque différence prèsde clarté , il jouit des mêmes avantages que le Télescopeastronomique.
Les Télescopes qu’on vient de décrire , remplissent toutes lesvues qu’on peut se proposer ; le batavique est excellent pour lespetites distances ; l’astronomique est plus commode pour lesobservations célestes ; le dernier , qu’on nomme terrestre , esttout ce qu’on peut désirer de mieux pour regarder les objetsqu’il importe de voir dans leur situation naturelle. 11 y a cepen-dant quelques autres formes de Télescopes , mais qui ont faitpeu de fortune ; tels sont certains Télescopes à cinq verres con-vexes ou davantage , qu’on trouve décrits dans Deschales (2).Si quelquefois il y en a eu de cette sorte qui ayent été estiméspour leur bonté , je crois que cela vient de l’excellence des
C. 1 1 Oculus Enoch et Eliae , sea ( 2 ) In JJiontrica . Mund. Mathradius siderco ■ mysticus. tom. IIP
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