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perpendiculairement ; mais ce phénomène a une toute autrecause. Les géomètres eniin , loin d'être de lavis de-Vossius,ont unanimement adopté l’expression de la loi de la réfractiondonnée par Descartes , et elle est en effet plus simple et plussusceptible de l’application du calcul. Mais Vossius étoit très-peu versé en ces matières ; son traité de natura lucis est unpitoyable onvrage , et prouve seulement son ambition de traiterdes sujets dans lesquels il-étoit à peine initié. Aussi ce traitéfht-il vivement attaqué par un M. de Bruyn ; ce qui engageaurie querelle qui dura assez long-temps , et où Vossius , à cequ'il nous paroît, ne triompha pas.
Nous tenons au surplus encore de Vossius, que son compa-triote avoir recherché la nature de la ligne réfractaire. II donnoitce nom à celle que paroît former une surface plane , commecelle du fond d’un bassin , vue par réí'iaction au travers del’eau qui la couvre. Suivant le même auteur , le célèbre pension-naire d Hollande , Jean de "Witt, avoit aussi dans sa jeunesseexaminé cette ligne courbe, et avoit trouvé qu’elle étoit d’ungenre supérieur pouvant être coupée en trois points par uneligne droite. Cette courbe a en effet évidemment l'apparenced’une concboï.le , qui d’abord concave vers son sommet du côtéde la surface de l’eau , va ensuite s’élevant vers cette surface ,devient convexe vers elle et l’a pour asymptote. Quant à la dé-termination précise de sa nature , l’un et l’autre prirent proba-ble ment pour principe que le point vu par réfraction, paroîtdans la perpendiculaire sur la surface réfringente. Les spécu-lations de Snellius et de Witt sur ce sujet n’ajant jamais vule jour , M. de Mairan en a pris occasion de traiter le mêmesujet , et de donner sur cela en 1740 à f académie des Sciencesun mémoire rempli de recherches géométriques , élégantes etcurieuses > il trouve entr’autres que la courbe en question , enemployant le même principe , est une coriclioïde elliptique ,c’est-à-dire une conchuïde qui diffère de l’ordinaire , en ce quecelle-ci est décrite par l’imersection continue d’un cercle mobilesur la base , avec la ligne passant par le pôle , au lieu que celledort il s’agit est une ellipse dont le rapport des axes est de 3 à 4.Mais le principe employé par ces géomètres n'est rien moinsque certain , et c’est là la raison pour laquelle Descartes nevoulut point examiner le problème; et non comme dit Vossius,par impossibilité d’y appliquer la loi de réfraction ; car ce n’eûtété qu’un jeu pour lui.
Pour épuiser ù peu près ce qn'on peut dire sur ce problème,nous observerons qn'on pourroit y employer un principe dif-férent , et que je crois plus probable que le précédent ; c’estcelui du docteur Barrov qui établit le lieu de l’image des objets