DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. 2^7vus , soit par réílection , soit par réfraction , dans le sommetdes pinceaux de rayons infiniment proches, prolongés en arrièredu point de réílection ou de réfraction ; mais je ne crois pasdevoir m'arrêter ici sur ce sujet.
V I.
Si nous ne devons pas précisément à Descartes la premièredécouverte de la loi de la réfraction , on ne peut d u moins luirefuser le mérite d’avoir établi sur cette loi les recherches géo-métriques les plus curieuses, et d’avoir tenté d’en donner la pre-mière explication raisonnable et fondée sur des principes dela saine physique ; c’est ce qu’il lit dans sa Dìoptrìque, publiée ,ainsi que sa Géométrie' , en 1607, à la suite de sa Méthode.Dans cet ouvrage, partie physique , partie 'mathématique , Des-cartes traite toutes les questions les plus intéressantes de l’op-tique , comme la nature de la lumière , la manière dont se faitla vision , la loi de la réílection et de la réfraction , la formedes verres lenticulaires les plus parfaits pour aider la vision , etles moyens de les tailler ; nous parcourrons ceux de ces objetsqu« nous offrent les idées les plus neuves et les pins solides.
Personne n'ignore que Descartes fait consister la lumière dansla pression d’un fluide subtil mis en action par le corps lumi-neux ; comme il jugeoit la propagation de la lumière instanta-née , il suppusoit les parties de ce fluide entièrement inflexibles ,a/in que la pression exercée par le corps lumineux se transmîtà finstant à l’extrérnité la plus éloignée. Les partisans.de cephilosophe ont rectifié en cela la doctrine de leur maître , enfaisant ce fluide élastique, et par là ils Pont rendue plus con-forme à quelques phénomènes ; mais ils ne Pont point affranchiede quelques objections capitales. L’une est que si la lumièreconsistoit dans une pression semblable , elle se íèroit toujourssentir dans tous les points de ce fluide , sans que Pinterpositiond’un corps opaque s’y opposât. Car dans Phypothèse de Des-cartes il est nécessaire de supposer tout le fluide , qui est Pélé-ìnent de la lumière , comme renfermé dans un vase , dont lesparois l’empêchent de s’échapper. Imaginons donc un fluiderenfermé dans une sphère , et qu’un corps placé à son centreagisse sur elle par ses vibrations , toutes les parties de ce fluideseront pressées en tout sens ; car c’est une propriété des fluidesde transmettre en tout sens Pimpression qu’ils reçoivent. AinsiI'interposition d’im corps opaque ne nuiroit point à Pimpressionde la lumière 5 on y verroit aussi clair en plein minuit quelorsque le soleil est sur Pliorison ; c’est ainsi que le son cousis-