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Tome second.
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s52 H I S T O I. R E

contre les principes de Descartes quelques objections meilleuresqu’on ne seroit fondé à les attendre d’un homme q ni trouvadans la suite la quadrature du cercle , et qui entreprit de réfor-mer la Géométrie jusques dans ses axiomes. C’est, par exemple,avec raison qu’il prétendit que la rédaction ne se faisoit quepar le ressort du mobile , ou celui de la surface qu’il choquoit 5de sorte que si l'on supposoit l’un et l’autre parfaitement durs ,iì n’y en auroit ancune. Ce sont des vérités dont les Cartésienséclairés n’ont pas tardé de convenir, et ils ont fait aux suppo-sitions de Descartes les changeinens convenables , comme endonnant de l’élasticité aux particules de la lumière. A l’égardde la réfraction, la principale difficulté d’Hobbes se réduisit àprétendre que l’altération de la vitesse du rayon de lumièredevoir se prendre dans la direction perpendiculaire , et noncomme Descartes le prétendoit dans sa direction totale. Hobbesétoit mal fondé en cela ;'il écrivit diverses lettres à Descartes,qui lui répondit conformément à ses principes ; mais Hobbesaccumulant toujours de nouvelles difficultés , notre philosopherompit ce commerce en ne recevant plus aucune de seslettres.

Nous avons commencé par Hobbes , parce que la dispute deFermât avec Descartes , eut après la mort de celui ci une repriseavec ses successeurs , et fut suivie d’antres événemens que nousn’avons pas voulu séparer. Fermât étoit entré le premier dansla lice , ét avoit eu par des moyens qu’il est inutile de rap-porter , un exemplaire de la Dioptrique de Descartes , à l’insçude son auteur, qui nt l’avoit pas encore mise an jour II sebâta tellement de l’attaquer , qu’il n’attendit môme pas qu’elleparût , ce qui choqua fort Descartes. 11 compara le procédé deFermât à. celui d’un homme qui avoit voulu étouffer son fruitavant sa naissance , et il en garda toujours une sorte de ressen-timent , qu’on voit encore éclater dans des lettres écrites aprèsleur réconciliation.

Les premières objections de Fermât, il faut en convenir, nelui font pas beaucoup d’honneur, et elles prouvent seulementqu’il n’étoit pas aussi grand physicien que géomètre. On le voiten effet contester d’abord le prinóipe de la décomposition dumouvement ; mais il abandonna ensuite cette objection , et ils en tint à nier à Descartes que l’altération du mouvement deson mobile dût se prendre dans la direction totale z Descartes ,de son côté , établit assez mal ce point fondamental de sonexplication ; enfin la dispute s’aigrissoit, lorsque des amis com-muns entreprirent de les réconcilier. Fermât fit les premièrespropositions de paix , et elles furent acceptées par Descartes. Ilss’écrivirent mutuellement des lettres polies , mais sans changes