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pendiculaire , est AII. Mais , par la supposition , la lumière semeut plus lentement, par exemple d’une moitié , dans le secondmilieu que dans le premier ; c’est pourquoi l’étendue de TondeArz, est moindre de moitié que celle de Tonde Ré , et par con-séquent A 3 est dans le même rapport avec Y) d. Or A ó et Dr/sont respectivement comme les sinus de Tangle rompu et decelui <Tinclinaison. Donc ces sinus seront entre eux comme lesfacilités que la lumière éprouve à se transmettre dans les dif-férons milieux. Nous nous sommes contentés ici d’une esquissede l’explication de M. Huygens ; nous Toussions développéedavantage , sans la prolixité à laquelle cela nous auroit en-gagés : ceux pour qui ce qu’on vient de dire ne suffira pas ,peuvent recourir à son Traité De lumìne. Nous ne croyonspas qu’on puisse imaginer rien de plus satisfaisant dans Thy-pothèse, que la lumière consiste en un fluide mis en action parle corps lumineux.
La difficulté sondée que Fermât faisoit à Descartes , en cequi concerne le mouvement de la lumière dans le sens parallèleà la surface réfringente, mouvement qu’il supposoit n ôtre pointaltéré , a donné lieu à une tentative pour expliquer la réfrac-tion , dont il nous faut encore dire un mot. On a conçu laréfraction de la lumière comme ce qui arriveroit à un globequi passeroit d’un milieu comme l’air, dans l’eau par exemple,(le globe , â l’instant où il tbuclreroit la surface qui sépare l’aird’avec l’eau , commenceroit à éprouver de la résistance dansle sens perpendiculaire ; mais il auroit encore toute sa vitessedans le sens parallèle. Supposons-le enfoncé d’un quart , parexemple j de son diamètre : il éprouvera de la résistance, et sonmouvement sera altéré dans les deux directions ; mais moinsdans la direction parallèle que dans la perpendiculaire. II ensera de même lorsqu’il sera plongé de la moitié , des troisquarts de ce diamètre ; ainsi, pendant qu’il s’enfonce , il doitdéciire une cowrbe convexe vers la perpendiculaire. Enfin ,lorsqu’il sera totalement plongé, alors éprouvant de tous lescôtés une résistance égale , il continuera sa route par la tan-gente au dernier point de cette courbe qu’il a décrite , et iìaura une direction plus éloignée de la perpendiculaire. Le con-traire doit visiblement arriver , lorsque ce globe passera d unmilieu plus résistant à un autre qui Test moins : la réfractionse fera en approchant de la perpendiculaire. Cette idee est deM. de Mairan (1).
Jusqu’ici cette explication procède fort bien , mais elle estsujette à des difficultés qui ne permettent pas de Tadmettre.
(D Voyez Mira, de l’Académ. ann. 1726.