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Tome second.
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I

DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IV. 267récrit avec éloge ; ce n’est qu’un vrai paralogisme et une péti-tion de principe.

L’idée d’Hérigone, quoique peu heureuse, semble avoir donneà M v Bernoulli celle d une autre démonstration tirée de mêmed’un principe de Statique. Qu’on conçoive deux puissances don-nées et inégales, qui tirent un point mobile le long d’une lignede position donnée ; tel est, suivant M. Bernoulli, le cas dedeux rayons de lumière , l’un incident , l’autre rompu ; ce qu’ilétablit par un raisonnement , que j'avoue ne pas bien conce-voir. Mais si l’on examine quelle position prendra le point mobiledont nous parlons , dans la supposition ci-dessus , on trouveraqu'elle sera telle , que les sinus des angles avec la perpendi-culaire à la ligne le long de laquelle ce point est mobile , soienten raison donnée , savoir , celle des forces avec lesquelles cepoint est tiré de part et d’autre ; d’où il conclut que le mêmerapport constant doit régner dans la réfraction.

Parmi les explications mécaniques de la réfraction, je n’en con-nois aucune qui soit plus ingénieuse que celle d’Huygens (1). Elleest une suite très-naturelle de son système sur la lumière, systèmele plus probable et le plus satisfaisant de tous , si l’on n’avoit defortes raisons de pencher vers celui de rémission. Huygens faitconsister , comme tout le inonde sait, la lumière dans les ondu-lations d’un fluide élastique très-subtil , qui se répandent circu-lairement et avec une promptitude extrême autour du centre lu-mineux. Mais ce n’est pas tout : chacune de ces ondes circulairesrépandues autour du point lumineux , n’est que le résultat d’uneinfinité d’autres ondulations particulières , dont les centres sontdans toutes les parties du fluide ébranlé , et qui concourent toutesà former la principale. Ainsi la direction perpendiculaire de cha-cune de ces ondes , dépend de la rapidité respective de cellesqui la forment , de sorte que si par quelques circonstances lesvitesses de celles-ci deviennent inégales, la direction de la prin-cipale changera; or c’est, dit Huygens, ce qui arrive dans laréfraction. Un rayon comme LAD (Jìg. ils) , tombant oblique-ment sur un milieu où la lumière pénètre plus difficilement ,par exemple , et où par conséquent elle se meut plus lentement,la partie A de l’onde A D , qui est perpendiculaire à la directionLA, arrive la première; là son choc excite dans la matière ,dont est imprégné le second milieu , une ondulation qui s’étendcirculairement autour de A , en 1,2, 3 , 4, tandis que les pointsE, C, D, arrivent successivement en b, ç, d, et y excitent lesondulations b 1 , b 2, 33 ; c 1, c 2; di : ainsi l’ondulation totaleest <jH , et la direction du rayon de lumière, qui lui est per-

(l) Tract. De Lum. c.

2 orne II,

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