*72 HISTOIRE
car il cut plusieurs femmes et nombre d’ensans , qui croìroitqu’il eût eu le temps de donner un si grand nombre d’ouvrages,et la plupart ouvrages de génie ? Nous allons les parcourir som-mairement ; du moins , ceux qui appartiennent aux mathéma-tiques. J’ai déjà parlé de son Prodromus dissertaûonum cos-mographie arum , où Tycho trouva des marques d’un génieheureux qui n’avoit besoin que d’être remis dans le bon chemin.II publia en 1602 un écrit intitulé : De fundamentis astroìogìaecerùoribus dissertatiuncula ( Prague , in-ég. ) , sur laquelle noustirerons le rideau, quoiqu’il n’y soit question que d une astrologiefort mitigée, et presque uniquement météorologique. En 1604, ilmit au jour ses Ad Vitellionem Paralipomena , seu Astronomìaepars Optica , in- 4 0 ., dont nous avons parlé dans le livre pré-cédent. L’écrit qu’il donna en i6o5 fut un avertissement aux astro-nomes sur une éclipse de soleil qui de volt arriver en octobre dela même année ; il est intitulé : Epistola ad rerum cœlestiumamatores universos , Hispaniae potissimum , Galliae , Siciliaeet Corsicae de solis aeliquio mense octobri , ann. i6o5( Prag. in-ip. ).
La nouvelle étoile qui parut tout à coup en 1604 dans lepied du serpentaire , et l’étoile changeante dans le col ducygne , qu’il crut avoir jusqu’alors échappé aux astronomes ,furent l’occasion de son ouvrage intitulé : De stelld novâ ìtlpede Serpentarii , &c. (Prague , 1606, in- 4 0 . ), à quoi il ajoutaune dissertation sur la vraie année de la naissance de J. C. ,où il examine un sentiment qui la fait antérieure de quatre ansà l’époque vulgaire ; quant à lui , il étoit persuadé qu’elle l’étoitau moins de deux ans.
Kepler avoit cru voir en 1607 la planète de Mercure sur ledisque du Soleil ; il tâcha de justifier son assertion en 1608,par un écrit intitulé : Phœnomenon singulare seu Mercuriusin sole , où il fait le récit de son observation. Mais depuis ilreconnut que cette prétendue planète n’étoit qu’une fortetache sur le disque de cet astre.
Mais l’ouvrage qui illustre le plus Kepler parmi les astro-nomes , c’est son Astronomia nova a.m<ixoytnoç , sive physicacelestis tradita commentariis de motibus stellae Martìs , &c.( Prag. 1609 , in-fol. ). C’est cet ouvrage qui a pour ainsi direouvert les portes de la solide Astronomie physique , par ladécouverte des deux fameuses lois du mouvement des planètes,dont la théorie et Inobservation démontrent chaque jour de plusen plus la vérité ; mais comme cet objet doit nous occuperprincipalement bientôt après , nous nous bornons à ce quenous venons de dire sur ce mémorable ouvrage.
Kepler donna en 1610 , à Prague, sa Narratio de observatis
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