DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. 27Z•à se quatuor jovìs Satellitibus , Scc. , où il confirme la décou-verte de ces petites planètes par Galilée.
U'invention du Télescope occasionna le traité de Dîoptrique,que Kepler publia en 1611 , sous le titre de Dioptrica , [Vragae,1611, i/z-4 0 . ). Nous en avons parlé au long dans le livre pré-cédent , et avec l’éloge qu’il mérite ; nous nous bornons par lameine raison à citer ici sa Stereometria Doliorum , qui parut àLintz en 1616.
En 1616, Kepler publia des Ephémérides , qu’il continuajusques en 1636 ;' il ne put se dispenser d’y insérer , suivantl’usage , quelques prédictions astrologiques ; il n’ajoutoit pasgrande foi à cet art trompeur ; mais il disoit, en badinant,qu’il falloit que la sœur bâtarde nourrît la sœur légitime.
On vit paroître , en 1618 , les trois premiers livres de sonEpitome astronomiae copernicanne {Lincii , z/z-8 0 .), qui furentsuivis en 1621 des V , VI et VII, et en 1622 du IV e . (le tout a étéréimprimé à la fois en i635). Cet ouvrage contient l’expositiondu système de l’Univers , les raisons sur lesquelles Kepler réta-blit , et une foule de conjectures hardies , dont les unes ont étévériíiées dans la suite , et les autres sont le produit d’une ima-gination ardente et exaltée. II tenoit en effet encore à ses pre-mières idées archétypes et harmoniques , et il en donna unepreuve nouvelle en 1619 , en publiant ses Harmonices mundilibrì V, geometricus , architechtonicus, harmonicas, psycholo-gie us et astronomieus ( Lincii, 1619, in-f. ), qui sont une suite etun développement de son Mysterium cosrnographicum , et parconséquent aussi peu fondés. Mais si les écarts d’une imagi-nation hardie et étayée d’une foule de connoissances profondesen tout genre , peuvent former un spectacle intéressant et cu-rieux, c’est dans ce livre qu’il faut le chercher.
Kepler donna aussi cette mêine année ses trois livres sur lescomètes, de cometis libri III. ( Aug . Vind. 16x9, in- 4°. ) ;il y examine la nature , l’origine, le mouvement et les pronos-tics de ces astres. On s’étonne ici que la voie d’analogie qui leconduisit d’autres fois si heureusement, ne lui ait pas fait soup-çonner la forme elliptique très-alongée de leurs orbites. Il lesfait mouvoir dans des lignes droites , et en fait des productionsnouvelles qui se dissipent après un certain temps ; il les placecependant, ainsi que les nouvelles étoiles dont 011 a parlé,savoir celles de 1 5 jí et de 1606 beaucoup au-dessus de la sphèrede la lune , et quelques années après , savoir en i6a5 , il prit àcet égard, dans un écrit, intitulé Hyperaspistes Tychonis contràScìp. Claramontìum ('Francs 1626 , i/z-4 0 .), l a défense de Tychoet de Galilée contre le professeur Claramonti , de Padoue , péri-patéticien endurci , qui faisoit profession de combattre touteslomé II. M m