DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. a83des mouvemens célestes ; et l’industrie des astronomes posté-rieurs n’a trouvé de changemens à y faire que dans quelquesdétails , comme les excentricités , les positions et les mouve-mens des apsides, &c. L’état de ['astronomie pratique au tempsde Kepler , ne lui perinettoit pas d’approcher davantage de lavérité, qu’il l’a fait.
I I.
II seroit fort naturel dé penser que rien n’est moins sujet auchangement que ces régions immenses où les étoiles fixes sontdispersées. Le spectacle qu'elles nous présentent, est depuis silong-temps le môme , qu’il est difficile de se défendre de cetteopinion ; mais , comme le remarque M. de Fontenelle , ce spec-tacle , n’est parfaitement le môme que pour des yeux peu éclairésou peu attentifs. Depuis qu’il y a de toutes parts des observa-teurs qui ont les yeux tournés vers les cieux , on trouve , pour meservir encore des expressions de cet écrivain célèbre , qu’ils ontleur part des changemens qu’on croyoit n’être que sublunaires.
L’apparition d’une étoile nouvelle, qui arriva en 1Ò72 dansCassiopée , étoit déjà un exemple mémorable qui prouvoit ceque nous venons de dire. On vit en 1604 se renouvelles ce phé-nomène ; il parut tout à coup dans la constellation du Serpen-taire , une étoile de la première grandeur , qui après avoir duréquelques années , a disparu , et n’a plus été vue depuis. Ce futle 10 octobre de cette atinee que les disciples de Kepler l’ap-perçurent, et il est très-certairi que quelques jours auparavantelle ne paroissoit point encore ; car elle n’auroit pas échappéà Kepler , qui étoit alors occupé à suivre les mouvemens deSaturne , Jupiter et Mars , en conjonction tout près de cetendroit. EUe fut observée par divers autres astronomes , cointneJuste Byrge , Fabricius, tialilée , qui, quoique placés à des dis-tances considérables , lui donnèrent à si peu près la même placeentre les fixes, qu’il eu ré-ulta que ce n’étoit point un météoresublunaire , mais qu’il fallf.it la ranger au nombre des étoiles.Sa durée fui d'environ quinze mois ; après s Atre affoiblie pardegrés , elle disparut entièrement au commencement de Tannée2606 ( 1 ). ,
L'an née 1600 nous offre un phénomène également digne denotre attention et de notre surprise ; c’est celui d’une étoile pé-riodique , placée dans la poitrine du Cygne, qui paroît et dispa-rut successivement : elle n’avoit point été apperçue par Tycho ,qui avoir apparemment dressé son catalogue des étoiles de cette
(0 Voyez Kepler , de Stella nova in pede Serpentarii. 1606, in- 4 0 .
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