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Tome second.
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282 HISTOIRE

mais les hommes les plus clairvoyans ne le sont pas égalementpartout, et cette vérité sublime lui échappa. Loin de soupçonnerque ces astres sont des planètes fert excentriques , comme lesobservations modernes le confirment de plus en plus , il en faitdes générations nouvelles , et il les regarde comme des epais-sîssemens de l’éther capables de nous renvoyer la lumière (i).II leur donne un mouvement rectiiigne , et en quelque sortemalgré les observations ; car elles dévoient au contraire le porterà composer leurs trajectoires de plusieurs portions de droitesdiversement inclinées , et successivement de plus en plus dansun mcrne sens ; ce qui indiquoit une orbite curviligne , au lieuqu’afìn de ne point abandonner son hypothèse , il attribue àces astres un ralentissement de vitesse à mesure qu’ils «'éloignentde leur périhélie. A l’égard des queues des comètes , Kepler eutune opinion qui a paru probable à divers physiciens modernes. IIpensa que ce pouvoit être une partie de leur atmosphère entraî-née par les rayons solaires , et qui nous les réfléchit.

II nous f’amlroit donner au seul Kepler une partie considé-rable de, la place que revendiquent tant d’autres astronomes , sinous entreprenions de faire connoître toutes ses découvertes.Nous nous bornerons par cette raison à une briève énuméra-tion du reste de ce que bri dort l'astronomie. Telles sont d’aborddiverses méthodes pour la détermination des orbites des pla-nètes , de leurs dimensions et de leurs positions ; une multi-tude d’ubservatiorrs q u il fit pour suppléer à celles de Tycho ;la remarque de la forme elliptique du soleil et de la lune dansle voisinage de l'horizon , remarque dont on fait ordinairementhonneur au père Scheiner , mais que Kepler déduisit avant lui ,et à priori , de la théorie des réfractions (2).

La méthode dont se servent aujourd’hui les astronomes pourcalculer les Eclipses de soleil lui est encore due ; elle consiste àregarder tes sortes d’éclipses comme des éclipses de la. Terre parl’ombre de la lune , et elle a non-seulemert l’avantage d’afïran-chir de quantité d’embarras auxqueis la méthode ancienne étoitsujette , mais encore celui de montrer comme dans un tableaudans quelles régions de la Terre une éclipse sera visible , dequelle quantité elle sera, &c. Nous lui avons déjà lait honneurde quelques remarques d'astronomie- optique ( 2 ). Les astro-nomes lui dûrent enfin les célèbres Tables Rodolphines qu’ilpubíia eu 162 6 ; elles seront à jamais mémorables , comme lespremières qui ayent été calculées sur les véritables hypothèses

(1) De Com. Iib. 3. (3) Liv. précéd. art. I.

(2) Ad ViceUionem. Paralipomna »

p. 131,