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Tome second.
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î 9 4 histoire

sieurs années après. II travailla dans le silence à ses dialoguessur les trois fameux systèmes du monde , ou à son i SystèmesCosmicum, qui est une apologie complète de celui de Copernic,à le considérer du côté de la physique II s’agissoit de le faireimprimer ; pour cela il exposa dans sa préface, que les étran-gers ayant pensé et même publié que la condamnation du sys-tème de Copernic étoit l’ouvrage d’un tribunal qui ne connois-soit pas les raisons qu on pouvoit alléguer en sa faveur, il avoirvoulu montrer que les docteurs italiens n’étoient pas moinsinstruits des raisons pour et contre , que les plus savans ultra-montains ; sur cet adroit exposé , on lui permit l’impression deson livre, et il parut en 16 Ò 2 .. C’est un dialogue entre troisinterlocuteurs , dont l’un est le seigneur Sagredo , sénateur véni-tien , son ancien ami ; le second est lui-même, sous le nom deSalviati ; et le troisième, un péripatéticien , nommé Simplicio.Le pauvre Simplicio ne paroît là que pour être battu de la ma-nière la plus complète , quoique Galilée lui fournisse les objec-tions les plus fortes , dont se soient jamais servis les péripatéti-ciens les plus aguerris ; car la victoire eût été trop facile , s’iln’eût eu à combattre que celles des philosophes ordinaires decette secte. Cet ouvrage avoit étá précédé d’un autre apparem-ment anonyme et furtif, qui parut en i63i : il est intitulé , Novoantiqua SS. PP. etprobat. Tkeologorum doctrina , de S, Script,testimoniìs in conclusioni.bus merè naturalibus , quae expe-rientiâ sensuum et demonstrationibus necessariis evinci pos-sunt, temerè non dsurpandìs. Ces deux ouvrages réunis formentune apologie victorieuse du sentiment de Copernic.

11 étoit difficile que l'objet des dialogues de Galilée fut long-temps caché ; le succès qu’ils eurent , Te ridicule qu’ils jettèrentsur les adversaires de Copernic réveillèrent l’inquisition. 11 avoiteu d’ailleurs de vives querelles sur des questions d’hydrostatique,sur les comètes , &c. avec un certain P. Horatio Grassi, Jésuite,et l’on prétend que ce bon Père ne contribua pas peu à animerles inquisiteurs. Sans doute Galilée avoit compté être à l’abri duressentiment de ce tribunal sous la protection du grand duc deToscane , auquel il étoit attaché , et qui l’affectionnoit beau-coup ; mais ce prince , soit faiblesse, soit intérêts politiques àménager , n’osa ou ne put le soutenir. Galilée » cité pour laseconde fois devant le Saint-Office, le r3 juin i 632 , fut obligéde se rendre à Rome pour comparoître, et à son arrivée il futarrêté. On lui avoit tellement intercepté tous les moyens defaveur , que le pape Urbain VIII , qui en toute autre occasionlui avoit fait l’accueil le plus distingué et le plus amical, nevoulut pas l’écouter. Nous ne dirons cependant pas qu’il futjette dans d’obscures prisons , encore moins avec quelques