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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. V. 2YYpar A c, c d, de , eF , sont égales ; ainsi le corps porté par eF ,c’est-à-dire après quatre instans de chute ne frappera pas le plan.horizontal avec plus de force qu’après le premier ou le second,ce qui est entièrement contre l’expérieuce ; donc le mouvementde la terre n’a pas lieu.

î Mais une observation fort simple suffit pour détruire ce labo-rieux raisonnement ; c’est que Riccioli ne íàisoit pas attentionque pour juger de la force du choc d’un corps contre un autre ,ce n’est pas la vitesse seule qu'il faut considérer , il faut aussiavoir égard à sangle sous lequel se fait ce choc. C’étoit une véritédéjà enseignée par Galilée , Baliani, Torricelli, et qu’un peud’attention suggère ; or il est visible que la ligne eF ou lechemin décrit par le corps dans le quatrième instant est bienplus direct au plan horizontal que de et de plus que c d et c dplus que A-c ; donc le choc sera plus grand dans les instansplus éloignés du commencement de la chute , comme il résultede l’expérience. Ainsi cet argument tant vanté par Iliccioli n’aaucune solidité ; c’est aussi ce que lui objecta le géomètreEtienne de Angelis (1), ce qui excita entre eux une assez vivealtercation ; car Riccioli ne se tint pas pour battu, et répliquaen 1668 : il n’est pas nécessaire de lire les pièces de ce procès ,pour juger lequel des deux avoit raison.

Je ne dis qu’un mot de ceux qui ont objecté que l’accéléra-tion uniforme des graves observée par Galilée , est incompatibleavec le mouvement de la terre autour de son axe. Cela est vraidans la rigueur mathématique ; mais en combinant faction dela pesanteur avec celle de la force centrifuge résultante de larotation de la terre, la différence d’avec les résultats de l’accélé-ration uniforme est si légère que l’expérience ne sauroit la faireappercevoir ; on ne peut donc rien conclure dé là contre le sys-tème de la terre mobile.

Dans la vne d’abréger, je passerai légèrement sur divers autresécrits , qu'on peut regarder comme les pièces de ce fameuxprocès. Je trouve d’abord en i 63 g le Philo faus de M. Bouiilaud jle Copernicus redìvivus de Lipstorp , en i653 ; le Copernic dé-fende d , ou Copernic défendu (en 1660 ), ouvrage du savantD. Wilkins , évêque de Chester , en deux parties. Dans l’une ,il prouve que rien ne s’oppose à ce que la lune soit habitéecomme la terre , et dans l’autre que la terre peut être une pla-nète ; il discute d’ailleurs savamment les raisons que les ariti-coperniciens prétendent tirer des Ecritures. Cet ouvrage a ététraduit en françois par un s 1 ', de la Montagne, et publié en 16....,

(0 Consid. sopra la forza d’alcune Venez. 1667, in- 4 0 . Voyez aussi Tram.ragioniphysiço-math , c&'G.B. Riccioli. Philos . u*?. 36.

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