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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Ltv. V.satisfaire à ses rnouvemens , a paru à M. Flamsteed la plusexacte qui eût encore été imaginée ; de sorte que ce célébréastronome n’a pas dédaigné de calculer les tables qu’Horrociusn’avoit pas eu le temps de dresser d'après son hypothèse ( i ).On en parlera en rendant compte des efforts des astronomespour perfectionner cette théorie. Revenons à l’observation célèbreque nous avons annoncée plus haut.

Ce fut un hasard qui donna lieu à líoroxes de s’apperoevoirque la conjonction inférieure de Vénus qui devoit arriver versla lin de r63y , seroit visible. Ayant remarqué que les tables deLansberge , quoique fort défectueuses à d’autres égards, l’an-nonçoient telle , il voulut examiner ce que donnoient celles deKepler ; et il trouva, à son grand étonnement, qn’elles lan-Jionçoient aussi comme visible pour le 4 décembre, nouveaustyle. En ayant égard à quelques corrections q u il avoit trouvénécessaires, il détermina le mornent de la conjonction à cinqheures cinquante-sept minutes du soir du 4 décembre , avecune latitude australe de dix minutes. II informa aussitôt sonand Crabtree de cette importante découverte, et pour lui il semit à observer, le soleil dès la veille du jour annoncé par lecalcul : enfin le soir de ce jour, corume il retournent de l’oiíicedivin, dont la décence, dit il, ne lui permettoil pas de s'absenterpour un pareil sujet, il vit Vénus qui ne venoit que d’entrerdans le disque du soleil dont elle touchoit le bord. 11 étoit alorstrois heures quinze minutes du soir. il mesura aussitôt la dis-tance de Vénus au centre dn soleil, ce qu’il réitéra à diversesrepiises durant le peu de temps qu’il put jouir de ce spectacle.Car le soleil se coucha à trois heures cinquante minutes , desotte que la durée de l’observation ne fût que de trente-cinqminutes. L’ami d’Horoxes la lit aussi, et côtoient jusqy’en 1761les seuls mortels qui eussent vu Vénus dans ces circonstances.

Quoique le lieu où observoit Horoxes , ne lui ait permis dejouir du spectacle de Vénus sous le soleil, que bien peu detemps , l’astronomie n’a pas laissé de tirer un grand fruit deCette ob>ervation. 11 détermina en effet par son moyen avecbeaucoup plus inexactitude qu’on n’avoit encore fait, la positiondes nœuds, et divers autres élémens du mouvement de cetteplanète. Il trouva d’abord que la conjonction étoit arrivée àcinq heures cinqnante-cinq minutes du soir , au lieu de cinqHeures cinquante sept minutes , que donnoit le calcul , et quela lati ude de "Vénus à ce moment n’avoit été que de huitminores fente une secondes , au lieu de 10 ' , d’où il conclutqu il lalloit placer les noeuds au 3o°. 22 /. 4$" du sagittaire et

£ 1 ) Lunaç theoria nova. Voyez ses Opéra posthuma.