B3a HISTOIRE
tourbillons fût compatible avec les phénomènes que nous obser-vons , et les lois connues de la mécanique , sa cause n’enseroit guères meilleure. Nous avons des preuves positives , qu’onne sauroit admettre dans les espaces célestes aucune matièrerésistante , du moins sensiblement. 11 est certain aujourd’huique les comètes traversent ces espaces dans tous les sens, sanséprouver dans leur mouvement aucune altération apparente jc’est ce qu’on établira en rendant compte du système modernesur ces astres d’une espèce singulière ; et cela est si bien re-connu , que depuis presque le commencement de ce siècle ,tous les partisans des tourbillons n’ont rien oublié pour ôter àla matière dont ils les composent toute résistance ( 1 ). Ils ontimaginé pour cet elle t, les uns un fluide infiniment peu dense ,les autres un fluide infiniment divisé , et ils ont cru satisfaire
Î deineinent à l’objectiori. Mais , à notre avis , rien n’est plusbible , et plus mal combiné que cette réponse. En admettantleur supposition , savoir que ce fluide ne résistera pas , ou nerésistera qu’infinirnent peu , de quel usage peut-il être , ou pourimprimer aux planètes le mouvement qu’ils en dérivent , oupour en déduire la cause de la pesanteur ? Un fluide qui nerésiste point, ou infiniment peu , n’est capable que d’une actioninfiniment petite. Quant à la prétention de ceux qui veulentqu’un fluide infiniment atténué , ne présentera aucune résistanceaux corps qui le traverseront, indépendamment de la réponseci-dessus , nous ne pouvons nous empêcher de remarquer querien n’est plus gratuit et plus contraire aux lois de la méca-nique. Ces lois nous apprennent que la résistance , tout le resteétant égal, est proportionnelle à la masse à déplacer, quelle quesoit sa figure et sa division. Sur cela nous indiquerons , afin d’a-bréger, les excellentes réflexions de M. Eouguer, dans ses Entre-tiens sur la cause de L’inclinai son, des orbites des planètes .
X I.
Avant que de terminer ce livre, il nous faut faire mention dequelques astronomes dont nous n’avons rien dit encore. Nouscommencerons par Longomontanus (2), dont le nom est célèbrepar le système mi-parti de ceux de Copernic et de Tycho, donton le fait auteur mal à propos ; car ce système est plus ancien ,
(1) Voyez M. Bernoulli , dans les (2) Né en 1561, à Langberg en Da-Pièces citées ; M. de Moiières , Leçons nemarck , d’où lui est venu son nom ,Physiques , leç. V ; M. de Gamaches, et mort en 1647, professeur d’astronomieAstron. Phys, &c, V e . Diss. à Copenhague.