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nouveau cn 1657 ( 1 ) , quoiqu’il n’en eût pas profité lui-même ,puisque son hypothèse ne vaut pas mieux; c’est pourquoi NicolasMercator y fit dans la suite une correction (2). 11 partagea la dis-tance entre les loyers de l’ellipse en moyenne et extrême raison ,de sorte que le point de section tombât au-delà du centre à l’é-gard du foyer occupé par la planète centrale , et ce fut ce pointqu’il prit pour centre du mouvement moyen. Cela réussit un peumieux que l’hypothèse elliptique simple , quand l’excentricitéest considérable ; mais il en faut toujours revenir à la véri-table hypothèse , où l’on fait croître les aires autour de la pla-nète centrale en même raison que les temps : quelle pourroitêtre d’ailleurs la raison physique d’une pareille division ?
L’astronomie fut dans le même temps principalement cultivéeen Italie, par les PP. Riccioli et Grimaldi , qui travaillèrent deconcert pendant plusieurs années. On doit au premier de cessa vans jésuites divers ouvrages remarquables , entr’autres sonAlmagestum novum , où , à l’exeinple de Ptolémée , il a ras-semblé toutes les pensées des astronomes jusqu’à son temps ,ainsi que les siennes propres , ce qui en fait un vrai trésor d’é-rudition et de savoir astronomique ; mais c’est-là à peu près àquoi l’on doit borner le mérite de ce grand ouvrage.Le P. Ricciolipublia en i665 son Astronomia reformata, où il propose de nou-velles hypothèses , qui n'ont pas satisfait les astronomes. On aenfin de lui une CJironoloma et une Géogravhìa ré foi mata , quisont a I égard de ces deux sciences ce que son Almageste nou-veau est à l’égard de l’astronomie. Ce savant jésuite étoit né àFerrare en iâqa; il entra dans la Société en 1614 , et après avoirlong temps enseigné la théologie , il obtint la liberté de se livrerà son goût pour l’astronomie, qu’il cultiva avec ardeur jusqu’àla fin de sa vie , qui arriva en 1671.
Quant au P. Grimaldi , nous lui devons , outre une partie destravaux du P. Riccioli, auxquels il eut beaucoup de part, unedescription particulière des taches de la lune , et leur dénomi-nation aujourd’hui en usage parmi les astronomes. 11 y avoit,à la vérité , déjà quelques années qu’Hévelius avoit mis au joursa Sélénographìe, où il donne aux taches de la lune les nomsde montagnes, régions et mers de la terre ; mais la dénominationde Grimaldi l’a emporté , et les astronomes ont préféré aveclui de se loger dans cette planète, en compagnie des principauxphilosophes et mathématiciens de l’antiquite.
11 est juste de faire ici mention de quelques hommes , aux-
(1) Astr. phiîol. fundamenta ad. 1664, in -fol. Astron, Ibid»
versus Wardi impugn. asserta. 1666 , í«-8 u .
(î) Hyp, nova Astronomica, Lond.