DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VII. ^o5
Elle n*est qu*ébauchée par Descartes et Roberval. Huygensla traite le premier suivant ses vrais principes. Différencedes centres d’oscillation et de percussion. Contestation,élevée entre M. Huygens et Vabbe Catelan , sur le principeemployé par le premier dans cette recherche. MM. JacquesBernoulli et le marquis de l’Hôpital prennent ìe partid*Huygens. Sa théorie est confirmée de diverses manièrespar les géomètres qui le suivent. IV. Des forces centri-fuges ; ancienneté de leur re7iiarque. Découverte d’Huygenssur leur sujet• Nouveau pendule qu’elles lui donnent lieud’imaginer , et ses propriétés. V. Neuton étend à toutesles courbes la théorie aes forces centrales. Loi généralequi règne dans tous les mouvemens curvilignes autour d’un,centre. Découverte du rapport des forces centrales propresà faire décrire à un corps projetté obliquement , aes sec-tions coniques. Exposition des principes de cette théorie.Des chutes perpendiculaires , la force accélératrice étantvariable. Du problème des trajectoires. Autres recherchesde Géométrie et de Mécanique mixtes que nous offreVouvrage de Neuton. VI. De la résistance des milieux aumouvement. If allis et Neuton traitent les premiers ce sujet.Vérités principales qu*ils découvrent. De la courbe deprojection dans un milieu résistant. VII. Histoire de diversproblèmes célèbres de Mécaniques , qui furent proposés versla fin du dix-septième siècle . VIII. De quelques inventionset recherches particulières de Mécaniques dues à la f n dece siècle.
I.
JNsous ne pouvions commencer cette partie de notre histoire,par un sujet plus intéressant que celui que nous avons à traiterdans cet article. Si quelque efî'et naturel a dû piquer la curiositédes mécaniciens , c’est sans doute le choc des corps et la com-munication du mouvement qui en est la suite. II n'est rien deplus commun , rien qui se passe plus fréquemment sous nos■yeux ; et quand on y fait réflexion , l’on diroit volontiers avecFontenelle , qu’il est presque honteux à la philosophie de s’êtreavisée si tard de s’en occuper.
Le célèbre Descartes semble avoir senti le premier qu’il y ades lois fixes et constantes qui président à cette communicationdu mouvement. II lit aussi les premiers efforts pour les déter-miner ; mais préoccupé d’un trop vaste objet , nous voulonsdire de son système général , unique cause de la plupart deses méprisés, il manqua le bat, et ses tentatives rie nous oíïrcnt