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presque que des erreurs. Les physiciens qui le suivirent de plusprès ne lurent pas plus heureux ; le P. Fabri, qui se proposale même objet dans son traité De motu , ne fit que substituererreurs à erreurs ; que pouvoit-on attendre d’un physicien presquetoujours opposé à Galilée , et qui combattit la plupart des bellesdécouvertes faites de son temps ? Borelli réussit un peu mieuxdans son livre De vipercussionis\ ruais faute de notions assezexactes du mouvement, il se trompa encore dans la plupart deslois qu’il prétendit assigner.
C’est au zèle de la société royale de Londres que nous de-vons , à certains égards , les premières découvertes solides surles lois du choc des corps. Après avoir agité plusieurs fois cesujet dans ses assemblées, elle le proposa à ceux de ses membresqui s’étoient le plus adonnés à la Mécanique , les invitant à1 examiner particulièrement, et à lui faire part de leurs réflexions.Les trois géomètres illustres, "Wallis, Wren et Huygens, s’enoccupèrent avec succès (1), et participent à l’honneur de lamême découverte. Wallis communiqua le premier son écrit,ensuite Wren, et peu de temps après arriva celui de Huygens, quiétoit alors dans le continent, et à qui l’on rend la justice deremarquer qu’il n’avoit pu avoir connoissance de ceux des deuxgéomètres anglois. On reconnoît même qu’il n’eût tenu qu’à luide prévenir ses deux concurrens, et qu’ils ne partagèrent aveclui l’honneur de cette découverte, qu’à cause de sa lenteur àla dévoiler ; car on convient qu’il en étoit en possession dèsle temps de son second voyage à Londres, c’est à-dire en i 663 . On.se borne à prétendre qu’il n’en communiqua rien alors, et qu’iln’en donna que des indices par les solutions de quelques pro-blèmes sur le mouvement.
Avant de présenter le développement des lois de la commu-nication du mouvement d’après ces trois savans mathématiciens,nous devons cependant faire mention d’un homme à peine connudans ces pays, et qui a singulièrement préludé à cette décou-verte ; son nom est J. Marc Marci de Groënland ; il étoitmédecin à Prague , et très-adonné aux mathématiques et à laphysique. O11 en parlera encore dans l’histoire de l’optique ,parce qu’il paroît avoir entrevu quelques-unes des découvertesde iSeuton sur la lumière. Marci publia en r 63 y , à Prague ,un ouvrage intitulé ; De proport'-one motus seu régula spìiy-mica , &c. ìjl- q 0 . , dans lequel il examine l’effet du choc descorps, et la manière dont s’y répartit le mouvement. 11 com-mence par les diviser en mous , fragiles et durs, ou conservantleur figure après le choc. C’est de ceux-ci qu’il s’occupe piincî-
(i) Trans. Phil. ann. 1669, n°. 43. 46.