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figures planes qui oscillent de côté : cas bien plus difficiles quele premier qu’il avoit résolu (1).
Roberval fut ici contre sa coutume un peu plus heureux, etalla plus loin que Descartes ; car non-seulement il assigna lecentre d’oseillation dans les figures mues en plan , mais ilréussit encore à le trouver dans quelques figures mues de côté,comme le secteur suspendu par son centre , et la circonférencecirculaire. Mais destitué d une méthode générale et assez sûre , ilse trompa dans les autres figures , soit planes, soit solides (2).Ce problème éleva entre Roberval et Descartes une contestationdans laquelle celui ci n’eut pas autant la raison de son côté quedans les autres disputes qu’ils avoient déjà eues ensemble ( 3 ).A dire vrai , ils avoient tort tous deux , car ils se trompoientl’un et l’autre dans les règles générales qu’ils donnoient pourla détermination de ce centre dans les solides et les figures os-cillant de côté.
II est à propos de remarquer, avant que d’aller plus loin ,au sujet des ces premières tentatives pour résoudre le problèmedes centres d’oscillation, qu’on ne l’avoit point encore envi-sagé sous son vrai point de vue. Descartes, Roberval, Mersenne,Ta bri (4) , au lieu du centre d’oscillation qui leur étoit pro-posé , recherchèrent le centre de percussion , supposant tacite-ment qu’ils étoient la même chose. Le centre d’oscillation estbien , à la vérité, au même point que celui de percussion , maisl’une et l’autre question sont fort différentes , et doivent êtretraitées d’après des principes qui n’ont rien de commun.
Le centre de percussion est le point autour duquel tous lesefforts des parties d’un corps mis en mouvement sont en équi-libre , de sorte que de même qu’un appui qui soutient un corpspar son centre de gravité , en supporte tout le poids , ainsi le
Í joint sur lequel est appuyé le centre de percussion reçoit toute choc du corps. Or il est aisé de voir que ce problème estbien plus facile que l’autre ; car supposons plusieurs poids en-filés par une verge tournant autour d’un centre , il est visible;que la quantité de mouvement de chaque poids , ou l’impressionqu’il est capable de faire contre l’obstacle qu’il rencontre , estle produit de sa masse par sa vitesse qui est comme la distanceau point de rotation. Ainsi les impressions de deux poids placésà différentes distances de ce point, seront comme les produitsde leur masse par leur distance à ce point de rotation. Mais
(1) Lettres de Descartes , tom. III, (3) Lettres de Descartes , ibid.pag. 487 et suiv. _ _ (4) Tract. De motu , Append. Phy- t
(2.) Mersenni, Refl. Physicq-Math. sico-xVlut/i^ Dc ccuti'o percussionis.
$, u et 12.
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