4 s 6 ■ histoire
est la position du centre de percussion clans le triangle tournantautour de sa base. On le trouvera an milieu de Taxe ; car c’estle point où tombe le centre de gravité du coin retranché par unplan passant par la base de ce triangle.
Nous n’avons considéré jusqu’ici que les centres de percussiondes figures mues en plan. Si on les supposoit se mouvoir clecôté , la détermination de ces centres seroît plus difficile. Laraison s'en présente sans peine. Dans ce nouveau cas , chaquepartie de l’ordonnéc de la figure a une vitesse dilfétente , etpar conséquent fait un effort différent qui doit être estimé ,et par sa distance au point de suspension , et par l’angle quefait son bras de levier avec Taxe d’éqnilibre. Ainsi le problèmedevient plus compliqué : on en verra la solution lorsque noustraiterons des centres d’oscillation. En attendant y voici une re-marque qui peut servir à résoudre quelques cas de ce problème.Si l’on a plusieurs poids A, B , C ( fg. 110 ), &c. dans un mêmeplan et mus de côté , ils agiront de même que s’ils étoient trans-portés sur Taxe d’équilibre aux points a, ò, c, &c. où cet axeest rencontré par les perpendiculaires A a , B b , & c. aux brasde levier SA, SB, SC, &c. On peut conclure aussitôt de làque la circonférence d'un cercle , tournant de côté autour d’unde ses points , à son centre de percussion à l’extrêinité diamétra-lement opposée. Mais en voilà assez sur le centre de percussion*II est facile de voir , par ce que nous venons d’en dire , combienìl diffère dans le fonds de celui d’oscillation , et combien setrompoient ceux qui , ayant trouvé le premier, pensoient avoirlégitimement déterminé l’autre. C’est une saute qu’ont commiseCarré , Stone , et divers autres , sans en excepter le docteur"Wallis, dans son traité De motu, où même il se trompe dou-blement ; car par sa méthode il détermine d’une manière er-ronée le centre de percussion des solides.
II étoit réservé à Huygens de considérer pour la premièrefois la question des centres d’oscillation du vrai côté. 11 avoirété consulté par Mersenne , lorsque ce Père la proposa. Mais-trop jeune encore , et ne faisant que d’entrer dans la carrièredes mathématiques , il la trouva au dessus de ses forces , etne sachant par où l’attaquer , il y renonça. Dans la suite , ayantimaginé son application du pendule à régler le temps , ce pro-blème se présenta de nouveau à lui. 11 s’y appliqua avec denouvelles forces, et ce qui lui ayoit d’abord échappé ne se refusaplus à ses efforts. II découvrit un principe propre à la détermi-nation de ces centres , ce qui le rnit en possession de la bellethéorie qu’on lit dans la quatrième partie de son Horoll. oscil-latorium.
Le principe fondamental de la théorie d’Huygens est celuì-cL