486 HISTOIRE
en i 658 , sur la cycloïde , à l’occasion des problèmes de M.Pascal.11 íut fait en 1668 professeur d astronomie au collège de Gresham,d’où il passa en 1660 à Oxford. Mais ses talens pour l’architec-ture lo placèrent bientôt sur un théâtre plus brillant. Charles II lenomma adjoint au chevalier Denhain, intendant de ses bâtimens,et après la mort de ce chevalier, Wreu lui succéda. L’Angleterrelui doit quantité de beaux édifices , entr'autres St. - Paul deLondres, la seule basilique dans le monde chrétien qui approchede St. - Pierre de Rome. Mais le morceau de prédilection duchevalier Wren est son clocher de S'Mary the bows ( Ste.-Marie-aux-Arcs ), l’un des plus hardis et des plus heureux morceauxen ce genre , écueil de tous les architectes. Cet homme rare ,et néanmoins d’une modestie singulière , et même excessive ,mourut en 1728, et fut enterré à St.-Paul. Je ne connois enmathématiques qu’un seul ouvrage de lui, imprimé à part, etqui est une production de sa jeunesse. II est intitulé : Tracta-tuLus adperiodum jul. spectans , &c. i 65 i.
Le chevalier Wren ne s’est pas seulement distingué parmi lesmécaniciens par la découverte des lois du choc, à laquelle ileut part avec Huygens et Wallis ; l'historien de la société royalefait encore une longue énumération de ses autres inventions ourecherches mécaniques. De ce nombre sont une théorie géné-rale des mouvemens ; diverses recherches sur la résistance desfluides aux corps qui les traversent , sur la construction desvaisseaux , sur Faction des raines , des voiles, &c. ; plusieursmachines ingénieusement imaginées pour former des verres defigure hyperbolique, entr’autres une dont on lit la descriptiondans les Trans. P kil. n° 69 , et qui est sondée sur une pro-priété remarquable de l’hyperbole ; de curieuses observationssur le mouvement des pendules , et des idées assez analoguesà celles du docteur Hook , sur la cause mécanique du mouve-ment des corps célestes ; une multitude d’instrumens nouveaux,soit optiques, soit astronomiques, comme sa machine pourdessiner un paysage ou une figure quelconque , sans avoir lamoindre teinture du dessein, et qui est décrite dans les Transacrtions , n°. 60. Je ne dis rien d’une foule de vues nouvelles con-cernant la perfection de diverses branches de la physique , parceque ceci n’entre pas dans notre plan. Le chevalier Wren , élevéà la place d’intendant général aes bâtimens royaux, tourna sesvues du côté de la partie mathématique de l'architecture ; etprofond comme il l’étoit dans la Géométrie et dans la Méca-nique , il enrichit cet art de diverses découvertes utiles. C’estdu moins ce que l’on peut conjecturer d’après la haute répu-tation qu’ilse fit, pour la solidité et la hardiesse de ses édifices.Mais les occupations de sa place ne lui ont pas permis de