DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIL 4 &Sdécouverte, en puisèrent la première idée. D’ailleurs Huygensavoit déjà été à diverses reprises en Angleterre , et il est à pi é-sumer que dans les séjours qu il y fit , il s’y informa avec soindes inventions des savans du pays. Quant à ce que dit M. W aller,qui dans la vie de Houk lui attribue aussi Fustige de la cycioïde,pour rendre le mouvement du pendule parfaitement égal, celan’est point fondé. 11 n’y a rien dans l'ouvrage dont s’appuveM. Waller , savoir les remarques de Hook sur la Machina ( e-lestìs d’Hevelius, qui favorise cette prétention : il s’y agit seu-lement du pendule circulaire , qui semble encore pouvoir êtrerevendiqué à Iiook. A la vérité , parmi les titres d écrits citésplus haut, il eu a un qui a trait à cette application de la cy-cloïde. Mais il est probable que cet écrit est de Huygens lui—même , qui étoit metubre de la société royale , et qui fut àLondres en 1 665 ; d’ailleurs nous sommes fondés à penser queHook n’étoit pas assez profond géomètre pour faire une décou-verte de celte nature.
. Voici encore deux remarques curieuses que nous fournit lechapitre du livre cité ci-dessus. Nous y trouvons la premièreidée de l'octant angloìs , dont se servent aujourd’hui tous lesmarins un peu jaloux de l’exactitude , pour prendre les hauteursen mer. On y rencontre aussi celle du soufflet centrifuge dudocteur Desaguliers ; elle y paroît sous ce titre : Instrumentnouveau pour former un jet d 3 eau en. tournant en rond uneaîle mobile dans le cieux d’un tuyau cylindrique fermé ;mais nous ignorons quel des membres de la société royale enest l'auteur. Cette machine fut de nouveau proposée avec di-verses autres inventions ingénieuses , par le docteur Papin ,professeur à Marpurg , dans un ouvrage intitulé : FasciculusDissert. Mechan. ( Lips. 1689 ) , et klle l’a été encore depuisà diverses reprises, entr’autres en 173.. , par M. Dupui , quilui donnoit l'avantage sur toutes les autres machines propres àélever de l’eau. Un homme célèbre par son imagination ( le P.Castel ) en fit dans le temps les éloges les plus pompueux. Pourles apprécier au juste , il faut lire l’examen que M. Desaguliersa fait de cette machine dans son Cours de Physique expéri-mentale , ou plutôt de Mécanique.
Le chevalier Christophe Wren jouissoit vers le même temps dela plus grande réputation , non-seulement comme géomètre etastronome, mais comme mécanicien ; et quoique nous en ayonsparlé plusieurs fois, nous ajouterons ici quelques nouveaux traitsau tableau de ce que lui doivent les sciences. Wren naquit àLondres en i632. 11 n’est aucune partie des mathématiquesou il n’ait brillé, et il a fait dans la plupart de belles et curieusesdécouvertes. On se contentera de rappeller ici celles qu'il fit,