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Tome second.
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4<S8 HISTOIRE

M. Mariotte , déjà recommandable pour avoir été un despremiers qui ayent introduit en France la Physique expérimen-tale , l’est aussi par divers écrits très-utiles sur la Mécanique.On met dans ce rang son Traité de la Percussion , où il étabiit,et par le raisonnement, et par des expériences heureusementimaginées, les vraies lois du choc des corps, trouvées récem-ment, et proposées pour la plupart sans démonstration. On doitencore lui savoir bien du gré de son Traité du mouvement deseaux. C’est un ouvrage si connu, que cela nous dispense d’enrien dire. Ce physicien et mécanicien étoit né à Dijon, ou auxenvirons ; la date de sa naissance n’est pas connue. II entradans l’académie des sciences fort peu après son institution , etil mourut au mois de mai 1684. Ses Œuvres, qui contiennentde fort bonnes choses , surtout en Mécanique expérimentale ,ont été recueillies en 2 volumes in-lf. , qui parurent à la Hayeen 1717 , et de nouveau en 1740.

II est peu de mathématiciens qui aient autant travaillé queVarignon sur la théorie de la Mécanique , et c’est surtout parses travaux en ce genre qu’il s’est illustré. II porta dans cettescience cet esprit de généralité qui le caractérise ; il en simplifiadivers principes , -et résolut quantité de questions qui n’avoientpoint encore été traitées. Une foule de mémoires insérés parmiceux de l’académie , justifient ce que l’on vient de dire. 11s con-cernent principalement la doctrine du mouvement, soit uniforme,ou varié suivant une loi quelconque, soit se passant dans le vuideou dans un milieu résistant. Cette matière y est traitée avec unegrande généralité ; mais, qu’on nous permette de le dire , avecune prolixité excessive dans les détails et les exemples. II seroittrop long d’indiquer les sujets des autres mémoires : nous nousbornerons à quelques lignes sur l’ouvrage que Varignon publiaen 1687, sous le titre de Projet d’une nouvelle mécanique. Celivre , avec justice fort estimé des mécaniciens , lui fit beaucoupd honneur, à cause de l’universalité qui y règne. On y trouvetoute la Statique déduite d’un principe unique et très-lumineux.Ce principe , depuis si connu et si employé, se réduit à ceci.Lorsque les puissances A, B, C ( fg. i35), tirant chacunede leur côté , se font équilibre autour d’un point D , ellessont entr’elles respectivement comme les deux côtés GD, D F,et la diagonale ED du parallélogramme fait dans l’angle desdirections de deux , et ayant son angle E dans la directionde la troisième C D, ou bien chacune de ces puissances estproportionnelle au sinus de sangle formé par les directions desdeux autres. Varignon employé avec succès ce principe réelle-ment fécond et commode, pour résoudre un grand nombre dequestions mécaniques d’une manière nouvelle. Au reste , nous

avons