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Tome second.
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HISTOIRE

I.

Il est assez ordinaire aux sciences d’avoir une marche iné-gale , et même dans leurs plus beaux temps. On a vu dans lelivre III de cette partie , les curieuses et nombreuses décou-vertes qui prirent naissance entre les mains des Kepler , desGalilée , des Descartes, &c. Cet essort se ralentit plusieurs an-nées avant le milieu du siècle , comme si le íil des découverteseût été rompu par le dernier de ces hommes célèbres. En effet,depuis i63y , que parut la Dioptrique de Descartes, jusqu’eni663 , on trouve, à la vérité, un assez grand nombre d'écri-vains sur l’Optique, mais aucun ou presque aucun n’en reculasensiblement les bornes. Tout au plus pourroit-on en excepterGavalleri , qui , dans une de ses exercitations, poussa un peuplus loin que Kepler la détermination des foyers des verres, enconsidérant ceux à sphéricités inégales; et le P. Kircher, qui,dans son Ars magna lucìs et umbrae , étala diverses inventionsingénieuses , inventions au reste plus curieuses pour la plupartqu’utiles. Nous mettrons dans ce nombre celle de la Lanternemagique, qu’on lui attribue; le P. Kircher (Athanase) , dontnous saisissons cette occasion pour dire quelques mots , étoitné en 1602,, à Gessein, près Fulde. Etant entré dans la Sociétéde Jésus, après divers emplois , il fut appellé à Rome, où ilenseigna pendant un grand nombre d’années les mathéma-tiques dans le collège des Jésuites , appellé le Collège romain.Son savoir extrêmement étendu lui lit un grand nom, quoiqu’engénéral il y ait dans ses écrits plus d’érudition, de curiosité eta’imagination , que de justesse et de profondeur. On en a unexemple dans la prétendue figure du soleil, donnée comme delui , et suivant laquelle la lumière de cet astre ne seroit quel’effet d une espèce de continuité de volcans enflammés , dontsa surface seroit hérissée ; des télescopes dix fois meilleursque ceux de Kircher , n’y ont jamais fait appercevoir rien desemblable. On a de ce savant Jésuite un grand nombre d’ou-vrages parmi lesquels ceux qui concernent les mathématiques ,sont les suivans : Ars magna lucìs et umbrae , &c. (liomae ,1646. infol. ìt. A rn stelod. 1671. in-fol. ). Prìmìtiae gnomonicaecatoptrìcae , dont nous avons parlé dans l’histoire de la Gno-monique. Musurgia , s eu Ars magna consoni et dissoni , &c. &c.(Jìomae, i 65 i -, in-fol. it A rnstelod. 1662. in-fol.') , ouvrageque Meibomius, dans sa préface , à sédition des Musici veteresgraeci. , maltraite beaucoup. Iter exstatìcum celcste , &c. &c.,fiction à sombre de laquelle Kircher débite bien des rêveries