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Tome second.
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CES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Ltv. VIII. 5o3

sur la nature, la disposition et le mouvement des corps celestes.

P honurgia nova, &c. (Campidoniae , \ 6 yò t in-fol.) , ouvragerelatif à l’acoustique , où il y a beaucoup de choses curieusessur la nature du son , sa propagation , et les instrumens quiont cet objet. Arithmologia, seu de occultis numerorum mys-teriis, &c. (Rom. 1 665. ), ouvrage semi-mathématique ,

semi-philologique, sur les propriétés des nombres, leurs usageset leurs abus. Organum matkematicurn , ad disciplinas mathe -maticas Jacili methodo addiscendas , &c. ( Norirnb. 1670 ,

ìn- 4 0 .). Pantometrum Kircherianum , &c. (Iierbipoli, 1660 ;in- 4°.), espèce d’instrument universel à l’usage de la Géomé-trie-pratique. Tariffa Kircheriana , &c ., autre ouvrage destinéà l’usage de la Géométrie. Nous ne dirons qu’un mot sur son.OEdipus AEgyptiacus , où il y a beaucoup de choses sur l’an-cienne astronomie égyptienne, mais plus conjecturales qu’éta-blies sur des fondemens solides. Le ?. Kircher mourut en ióBoj.le collège romain lui dut en grande partie le plus beau cabinetde mathématique, de physique et d’antiquitès qu’011 eut encorevu; car il n’étoit pas moins versé en ce dernier genre que dansles précédens. Tous ces ouvrages, attendu la profusion d’éru-dition et d’imagination qui y règne, et leurs nombreuses gra-vures , ont du prix dans la bibliographie. Mais après cet écart,peut-être un peu trop grand, de mon sujet, je vais y revenir.

Ce íil des grandes découvertes optiques, rompu depuis plu-sieurs années , fut renoué en quelque sorte par Jacques Grégori,dans son Optica promota. Ce géomètre célèbre y ouvrit effec-tivement aux opticiens une nouvelle carrière, par diverses con-sidérations dans lesquelles il entra le premier , et par diversesvues sur la perfection des instrumens optiques. 11 examina lescauses de la distinction , de la clarté et de l’augmentation res-pectives de ces instrumens , et il démontra sur ces sujets plu-sieurs propositions qui ne sont pas à la vérité dune difficultéconsidérable , mais dont on doit cependant lui savoir gré ,puisqu’elles avoient échappé jusque-là aux opticiens.

L’endroit par lequel on connoît principalement l’ouvrage deGrégori, est la découverte du télescope à réflection. Mais il ya peu de personnes qui sachent, et les motifs qui engagèrentcet auteur à tenter cette construction, et celle qu’il avoit ima-ginée, et qui est en grande partie cause de son peu de réussite.

Une des choses que Grégori examinoit dans son Optique ,etoit la forme des images des objets , produites par les miroirsou les verres. 11 reinarquoit que les verres ou les miroirs sphé-riques ne peignent pas dans un même plan les images des objetsplans et perpendiculaires à l’axe d u télescope , mais que cesimages sont courbes et concaves du côté de l’objectif. Cela lui