Band 
Tome second.
Seite
505
JPEG-Download
 

DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. 5 o 5Ileçons Géométriques , avec lesquelles elles virent le jour en1674. Dans cet ouvrage, Barrow, quittant la route frayée parles autres opticiens , s’attacha principalement à discuter desquestions qui n’avoient point encore été traitées , ou qui n’é-toient pas encore suffisamment éclaircies. De ce nombre estentr'autres la théorie des foyers des verres formés de différentesconvexités ou concavités combinées d’une manière quelconque.Hors un petit nombre de cas , comme ceux où les convexitésétoient égales, et les rayons parallèles à l’axe , on ne détermi-noit les foyers de ces sortes de verres que par l’expérience.Barrow donne la solution complète du problème, et enseignepar une formule fort élégante , à déterminer ces concours danstous les cas des rayons incidens , parallèles , convergens oudivergens. Ce livre, de même que ses Lectiones geometricae ,est comme.une mine de propositions optiques, curieuses, inté-ressantes, et auxquelles la géométrie est toujours appliquée avecune élégance particulière.

Barrow fait dans les leçons optiques un usage fréquent d’unprincipe nouveau sur le lieu apparent de l’image des objets vuspar réflexion ou par réfraction , dont nous nous bornerons àdonner ici une idée. Mécontent de celui des anciens , par desraisons que nous exposerons ailleurs , il prend pour principequ’on apperçoit l'image d’un point lumineux ou d’un objet aupoint d'où divergent les rayons qui forment le petit faisceautombant sur l’ouverture de la prunelle ; et d’après cela , il ex-plique les divers phénomènes des miroirs courbes , ainsi quedes verres convexes et concaves. II entre aussi , d’après ceprincipe , dans divers détails curieux et géométriques sur ladéformation d’une ligne droite présentée à ces miroirs. Pénétrénéanmoins d’arnour pour la vérité , il ne se dissimule point ,ni à ses lecteurs , une difficulté particulière et pressante quisemble renverser ce principe. Mais on nous permettra de ren-voyer cette discussion à un autre endroit, pour y réunir toutce qui a trait à ce problème intéressant et encore irrésolu.

III.

L’Optique ne connoissoit encore jusqu’au-delà du milieu dusiècle passé, que deux causes de changement de direction pourla lumière. La rencontre des corps opaques qui la fait réfléchir,et îo passage oblique d’un milieu dans un autre de différentedensité , qui produit sa réfraction. Si jusqu’a cette époque oneût demandé aux opticiens ce qui devoit arriver à un rayonde lumière qui esfleureroit un corps sans le toucher, la réponseTome II. S s s