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Tome second.
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5 o 4 HISTOIRE

donna l’idée de chercher à corriger ce défaut, et il trouva quedes verres ou des miroirs qui auroient des courbures de sec-tions coniques , rendroient exactement planes les images desobjets plans qui n’auroient pas une trop grande étendue. Danscette idée , il eut bien voulu substituer aux verres sphériquesdes verres elliptiques ou paraboliques ; mais connoissant lesvains efforts qu’on avoit faits pour en travailler de semblables,il se tourna du côté des miroirs à réflection, qu'il jugea, surde fausses apparences, plus aisés à former, et il imagina son.télescope à réflection. II le composoit, conformément à sesprincipes , de deux miroirs concaves. L’un parabolique , placéau fond du tube, devoit former à son foyer limage des objetssitués à une grande distance, et aux environs de son axe pro-longé. Ce foyer devoit coïncider avec celui d’un miroir ellip-tique plus petit , qui , recevant les rayons sortans de cetteimage , en auroit formé une nouvelle égale et semblable à lapremière , à peu de distance du fond du miroir parabolique ,qui étoit percé à son sommet d’un trou propre à recevoir unoculaire , avec lequel on auroit considéré cette image, commecela se fait dans les télescopes ordinaires.

11 y a apparence, et Neuton lïndique quelque part, que cefut cette prédilection inal-à-propos donnée à des miroirs ellip-tiques ou paraboliques, qui fit échouer Grégori. Sa théorie surl’incurvation des images est vraie, à la rigueur; mais les miroirsou les verres qu’on prend pour objectifs dans les télescopes ,sont de trop petites portions de sphère, pour que cette incur-vation soit sensible. D’ailleurs Grégori étoit dans l’erreur lorsqu’ilpensoit qu’il fût plus facile de former un miroir parabolique ouelliptique propre à peindre distinctement une image , qu’à for-mer de bons verres d une forme semblable. Aussi s’épuisa-t-ilen efforts inutiles pour se procurer les miroirs qu’il desiroit, etil ne put parvenir à voir aucun objet distinctement, Neuton ,conduit par des motifs différons, et se bornant à des miroirssphériques , eut au contraire le succès que tout le monde sait,et dont nous rendrons compte dans un article de ce livre.

I I.

Voici encore un compatriote de Grégori , qui cultiva avecbeaucoup de succès la théorie de l’Optique. C’est le célèbreIsaac Barrow , dont nous avons déjà fait mention plusieursfois , comme d’un des premiers géomètres de son temps. SesLeçons Optiques ( 1 ) sont dignes de figurer à côté de ses

(l) Is. Barrowiï Lect. Op. Cant. 1674, in-tf.

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