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On a eníin clans le recueil de ses œuvres posthumes un Traitédes Couronnes et des Parhélies , phénomènes que personnen’avoit encore réussi à expliquer. Huygens le fait avec assez;de succès ; il en trouve la cause dans des gouttes de neige sphé-riques ou cylindriques, environnées d’une couche tl’eau ou deglace transparente , qui flottent dans l’air ; et la manière assezsatisfaisante dont il déduit delà les phénomènes singuliers dedivers parhélies extraordinaires , donne à son explication unegrande vraisemblance.
Après les écrits de Huygens sur la Hioptrique, un des meil-leurs ouvrages sur le même sujet , est la nouvelle Hioptrique(ne-vv Dioptrick) de M. Molineux , qui vit le jour en 1698 ,in- 4 0 . 11 y règne beaucoup de simplicité et de savoir. Les Frag-inens de Dioptrique , de M. Picard , publiés la même annéeparmi les mémoires de divers académiciens , méritent aussiattention. On a fait cas des E/émens latins de Hioptrique et deCatoptrique , que Havid Grégory donna en 1 6q5. Ils ont étéréimprimés en iv35 , augmentés d’un curieux appendix , con-tenant diverses lettres de Jacques Grégory son oncle , et deNeuton , sur le télescope à réílection. La Synopsis Optica ,du Père f abri, seroit un ouvrage utile par sa clarté et sa pré-cision, si son auteur, à son ordinaire trop précipité, n’avoìtpas donné dans plusieurs lourdes erreurs. La Dìoptrique ocu-laire et La vision parfaite, du P. Chérubin d’Orléans, Capu-cin , sont les deux tomes d'un ouvrage curieux pour les artistesopticiens. Hans le dernier, ce P. tâche de mettre en honneurson télescope binocle, invention déjà proposée par son confrèrele père de Rheita : On peut voir ce que nous en avons dit à lafl n de l’article V du livre III. Je me borne à citer les titres de
a uelques autres livres d’Optique , connue le Nervus Opticus ,u Père Trader ; Y Genius artifìcialis , de Zahn, <Scc. Ces livres,de même que divers autres que j'omets , n’ont rien <Ie remar-quable' que quelques curiosités optiques. Je passe à des chosesplus intéressantes qu’une pareille énumération.
Vers ce temps, nous voulons dire peu après le milieu du dîx-septième siècle , on travailloit de toutes parts avec ardeur àperfectionner les moyens que l’Optique nous fournit , soit pourpénétrer dans les cieux , soit pour reconnoître les plus petitsobjets de la nature. Eustache Divini, en Italie, se lit une granderéputation dans ce genre ; Campani néanmoins le surpassa parl’excellence et la longueur de ses télescopes. Ce furent ces ins-trumens qui montrèrent pour la première fois à M. Cassini lesdeux lunes les plus voisines de Saturne. Ils furent faits par ordrede Louis XIV, et il y en avoit un de cent trente , un de censcinquante, et un troisième de deux cent cinq palmes de foyer ,