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Tome second.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. VIII. 5 o 9ce qui revient à environ quatre-vingt-six, cent, et cent trente-six de nos pieds. Campani en fit peu à la vérité de cette orgneur, mais les astronomes emploient tous les jours de moiobjectifs de ce célèbre artiste, qui sont dans une très gr deestime. Ce Mathieu Campani, qui étoit curé d’une parois?Home, publia en 1678 un ouvrage intitulé : Horologium ■naturae motu ac ingenio dì.metïens momenta tcmporis at ■ ,ratissimè equaiia. Accéda circinus sphericus pro lernìbustelescopiorum tornandis etpolìeiuiìs , qu’il dédia à Louis XlV.

Quelques longs que soient les objectifs d’Huygens et de Cam-pani , ils le cèdent à quelques-uns qu’on fit en France veis lemême temps. M. Auzout étoit venu à bout de faire une objec-tif de six cents pieds de foyer ( 1 ). Mais il ne put avoir leplaisir de l’essayer, par la difficulté de trouver un emplacementconvenable. Pierre Eorel , de l’académie royale des Sciences ,qu’il ne faut point confondre , comme je l’ai vu faire souvent »avec Uorelli , annonçoit dans les journaux des années 1676et 1678 , qu’il étoit en possession d’une méthode sûre et aisée,pour faire des objectifs de télescopes de toutes sortes de lon-gueurs , même de plusieurs centaines de pieds de foyer , dontil oífroit quelques-uns aux observateurs qui voudroient en fairel’acquisition. M. f look a aussi proposé dans sa Micrographie ,une invention propre à travailler des verres d’un foyer si longqu’on voudra. Elle seroit bonne , si tout ce que l’on proposedans la théorie étoit également bon dans la pratique ; maisM. Auzout fit à ce sujet des observations auxquelles M. Hookn’auroit bien répondu que par quelque veire de trois cens ouquatre cens pieds de foyer sorti de sa machine. Nicolas Hart-zoecker enfin , est parvenu à se procurer des objectifs de sixcents pieds de foyer, et même , à ce que j’ai lu quelque part,au-delà. II nous a appris la manière dont il les tvavailloit (2),et c’est , je crois , la seule dont on puisse former des verresd’une convexité si peu sensible. 11 ne se servoit point de bas-sins ou de formes de métal , comme avoient fait jusque-là lesopticiens. 11 prenoit une plaque de verre plus large d’environun tiers que le verre qu’il vouloit travailler , et il la creusoitun peu par le moyen du sable et d’un verre beaucoup moinslarge ; ensuite il commençoit à travailler dans cette espèce debassin le verre qu’il vouloit faire. On sent aisé aient que ceverre et son bassin dévoient bientôt prendre une forme sphé-rique ; car il n’y a que deux surfaces sphériques , ou exacte-ment planes , qui puissent s’appliquer continuellement dans

(') Lettre à l’abbé Charles, &c. Ane. Ménu tom, L

(sj Essais de Dioptrique.