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Tome second.
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568
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568 HISTOIRE

connoissance acquise , lorsqu’il s’agissoit de mesurer le disqued’une planète , ou la distance de deux corps célestes, il intro-duisoit par une fente latérale faite au télescope , une petiteverge de métal d une largeur suffisante pour couvrir cet inter-valle , et cette largeur comparée par le moyen d’une échelle àcelle de l’ouverture totale , lui donnoit le diamètre apparentde cet objet. Tel fut le micromètre qu’employa Huygens , etqu’il dccrit à la fin de son Systema-Saturnium.

te marquis de Malvasia, noble Bolonois , et qui réunissoiten même temps trois qualités qui se trouvent rarement ensemble,celles de sénateur, de capitaine et de savant, alla quelques pasplus loin que Huygens (i). 11 plaça au foyer du télescope unréticule , c’est-à-dire , plusieurs fils se croisant à angles droits,et formant plusieurs quarrés à chacun desquels devoit répondreun certain intervalle dans le ciel. Et comme il pouvoit, ou mêmequ’il devoit souvent arriver que l’objet à mesurer ne compren-droit pas précisément un ou plusieurs de ces quarrés, il en di-visa un en plusieurs autres beaucoup plus petits, comme il avoitdivisé le champ entier de la lunette par les premiers. 11 est main-tenant aisé de voir que par ce moyen il pouvoit connoître com-bien d’intervalles entre les filets principaux , et de portions deces intervalles eomprenoit l’objet qu’il vouloit mesurer, et parconséquent quelle étoit sa grandeur apparente.

Mais M. Auzout perfectionna encore cette invention , et larendit plus propre à des déterminations extrêmement délicates.II ne conserva que des filets parallèles avec un transversal quiles coupoit à angles droits, et afin de renfermer toujours l’objetà mesurer entre des filets parallèles, il imagina d’en faire porterun par un châssis mobile, glissant clans les rainures de celui au-quel les autres étoient fixés. Ce châssis mobile, on le fait avanceret reculer par le moyen d’une vis portant un index dont les ré-volutions marquent de combien le fil mobile se rapproche ous’éloigne des fixes. On tourne ensuite cet instrument placé aufoyer d’une lunette, vers un petit objet éloigné de quelques cen-taines de toises, dont on a calculé trigonométriquement la gran-deur apparente , d’où l’on conclut celle qui répond à un desintervalles égaux de ses filets. Après ces préparations, le micro-mètre est construit, et l’on peut le tourner vers le ciel, poury mesurer la grandeur apparente de quelqu’objet que ce soit.veut-on, par exemple, déterminer le diamètre apparent dusoleil, on tourne l’instrument de manière que cet astre paroissependant quelques œomens suivre la direction du transversal,et en avançant ou reculant le fil mobile, on fait en sorte

(i) Epherneríd. Pref,

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