DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv. IX. 56 9que son disque soit précisément compris entre eux. Alorson examine , au moyen de l'index dont non8 avons parlé , ladistance, du fil mobile à un des fixes , d’où l’on conclut avecbeaucoup de précision le diamètre apparent de Taxe , ou 1 in-tervalle entre les deux astres qu’on veut mesurer. Cette idéesommaire du micromètre suffira ici. Le lecteur curieux de plusgrands détails, doit consulter l'écrit que M. Auzout publia surce sujet en x 667, et qu’on trouve parmi les anciens mémoiresde l’Acadéinie (tour. Vif.). II peut aussi recourir à divers autresauteurs, surtout à M. de la Elire qui en a expliqué les usagesnombreux dans l’introduction à ses Tables astronomiques. Ona imaginé dans la suite diverses nouvelles constructions de mi-cromètres qui ont été rassemblées par Bion (i) et M. Doppel-mayer, son continuateur. Mais la plus parfaite, et celle quisert à un plus grand nombre d’usages , est la précédente ; etc'est, à quelques légers changemens près, celle qu’ont adoptéeles astronomes. Le micromètre de cette espèce , avec les addi-tions qu’y a faites le célèbre M. Bradley , est tout ce qu’il y ajnsqu’ici de plus parfait. On en lit la description dans la troi-sième partie de l’Optique de M. Smith.
C’est à l’abbé Picard qu’on croit être redevable de l’applica-tion du télescope au quart de cercle astronomique. On lui asso-cie aussi Auzout, et cela est fondé sur le témoignage de M. dela Elire (2). Cet académicien qui avoit vu Picard, et travailléavec lui, dit que l’ayant questionné un jour sur la date et l’ori-gine de cette invention, il lui avoit répondu que Auzout y avoitbeaucoup de part. Mais pourquoi ne trouve-t-on aucune tracede cet aveu dans le livre de la figure de la terre , où Picardfait la description de sa nouvelle méthode , de manière à laisserdu moins croire aux lecteurs qu’il en est Punique auteur. Quoiqu’il en soit, les avantages de cette pratique sont tels , qu’onpeut dire sans exagération qu’il en est peu de plus heureusesdans l'Astronomie. Tant qu’à l’exemple des anciens, on se servitde pinnules simples , l’observateur n’ayant d’autre secours quecelui de ses yeux, avoit une peine extrême, ou plutôt ne pou-voit jamais parvenir à discerner parfaitement le bord de l’astreou de l’objet auquei il miroit. D’ailleurs les étoiles fixes paroissentà l’œil nu environnées d’une chevelure qui leur donne un dia-mètre apparent beaucoup plus considérable qu’il n’est dans laréalité , et qui induisoit l’observateur dans une erreur conti-nuelle. Le télescope adapté au quart de cercle , lève tous cesxnconyéniens. Le limbe de l’astre, du soleil par exemple, pa-roit distinctement terminé , et l’on peut juger avec précision
(d des instrumens mathématiques.
1 orne II.
(2) Mémoires de l’académie, 171/'C c c c