5 ?o HISTOIRE
de l’instant auquel il arrive aux íils qui se croisent au foyerde l'objectif. Les étoiles sont dépouillées de cette chevelure in-commode qui en augmente l’apparence à l’œil nu, et ne parois-sant que comme des points lumineux et presqu’indivisibles, leurpassage par ces íils est beaucoup mieux déterminé, ce qui fournitun moyeu commode et beaucoup plus exact que ceux qu’on pra-tfquoit autrefois, pour mesurer leur déclinaison et leur ascensiondroite. Le quart de cercle enfin , garni d’un télescope et d’unmicromètre , sert à mille déterminations délicates auxquellesrinstrument ancien ne pouvoit atteindre. Aussi cette inventionfut-elle rapidement adoptée par tous Jes astronomes jaloux del’exactitude. On ne trouve parmi ceux dont le suffrage est dequelque poids, que Hevelius qui lui ait refusé le sien. Le motifpar lequel il autorisoit ce refus, étoit qu'il n’y avoit de cettemanière aucune ligne de mire ou aucun axe de vision. Maiscette prétention étoit mal fondée, et même Picard avoit prisd’avance le soin d'établir le contraire. On démontre facilementpar les lois de la Dioptrique, que le rayon passant par le centrede l’objectif, et allant au point où se croisent les fils placés aufoyer commun de l’objectif et de l’oculaire , forme une ligneinvariable j de sorte que ce ne peut être que le point de l'objetqui est dans la direction de cette ligne, ou qui en est éloignéd’un angle déterminé, qui puisse paroître au point où se croisentces fils. 11 y a donc, lorsque l’instruruent est vérifié, et que letélescope n’éprouve aucun dérangement à P égard du quart decercle , il y a, dis je, une ligne équivalente à celle qui seroitmenée par les deux ouvertures des pinnules ordinaires, et quiest le véritable rayon par lequel l'objet est apperçu.
Depuis que l’invention du micromètre, et l’application dutélescope au quart de cercle ont été enseignées et employéespar les astronomes français , l’Angleterre a fait revivre d’an-ciens droits sur l’une et l’autre. Aussitôt après l’annonce dumicromètre faite par Auzout dans les Transactions philoso-phiques , M. Townley , astrononome du pays de Lancastre ,y mit un écrit où il la revendiquoit à son compatriote Gas-coigne qui perdit la vie à la suite de Charles I, dans la ba-taille de. Morston - More , qui fut si funeste à ce prince; etpour justifier son assertion , il a donné dans le n°. 29 desmêmes Transactions la description de la machine de M. Gas-coigne , dont il avoit quelques ébauches , et qu’il avoit per-fectionnée. M. Flamstead qui avoit ramassé avec soin quantitéde papiers et de lettres de Horoxes et Gascoigne, rapporte desobservations de ce dernier, qui confirment Je récit précédent.Enfin M. Gascoigne ne s’étoit pas borné au micromètre. II avoiteu aussi l’idée d’appliquer le télescope au quart de cercle , et if