DES MATHÉMATIQUES. Part. IV. Liv'. IX. 621de sorte qu’on ne peut pas dire qu’il ait jette un grand joursur cette matière. II falloit quelque chose de mieux pour ap-planir tous les endroits difficiles des Principes ; et c’est ce queles PP. Jacquier et le Seur, savans Minimes , ont exécuté très-' heureusement par le commentaire latin qn’ils ont donné en 174°»ouvrage dans lequel ils ont inséré un grand nombre de morceauxmtéressans. On a aussi un commentaire sur les principaux pointsde la physique céleste de M. Neuton, à la suite de la traductionfrançoise des Principes , de Madame la marquise du (Jhjiclet ;c’est l’o livra ge de M. Cìaìraut, et c’est tout dire. le célèbie M.Maclaurin n’a pas dédaigné d’entreprendre une exposition desmêmes vérités, propre à en procurer Pintelligence aux lecteurs(|ui craignent un grand appareil de géométrie. Cet ouvrage ,(bailleurs original et profond en bien des points, parut en 17.58 »traduit en français sous le titre d 'Exposition, des découvertesphilosophiques de M. le chevalier Neuton. Nous citerons enfinavec éloge les Institutions neutoniennes, de M. Sigorgne, quia «Tailleurs vigoureusement combattu les tourbillons cartésiens,dans divers écrits publiés vers Tannée 1740.
XIII.
De toutes les parties de Tastronomie, celle qui a commencele plus tard à prendre quelqu'accroissement solide, est la théoriedes comètes. Ces astres ne furent regardés par les anciens que ■comme des météores peu différens des feux et des exhalaisonsque nous voyons quelquefois s’enflaminer dans 1 atmosphère. Siquelques philosophes , comme Appollonius de Mynde , et lesPythagoriciens eurent sur ce sujet des idées plus justes, ces se-mences de la vérité furent étouffées sous le poids du préjugé , 'et surtout de Tautorité de la physique péripatéticienne : delàvient que T antiquité a été si peu soigneuse à nous transmettredes observations de ces phénomènes , et nous ne saurions tropregretter qu’elle ait été si peu éclairée sur ce sujet , lorsquenous considérons que ce défaut de matéiiaux anciens renvoieà plusieurs siècles d’ici la décision d’un des points les plus cu-rieux de Tastronomie physique.
On ne trouve jusqu’à l’époque de Tycho-Eralié , qu’erreursparmi les philosophes sur ce qui concerne les comètes. Cethomme célèbre commença à dessiller les yenx de ses contem-porains sur ce point , par une découverte importante. II dé-montra par la petitesse de la parallaxe de ces astres , qu ilsetoient fort supérieurs à la lune. 11 tenta même de representerleuq cours en les faisant mouvoir dans une orbite autour d«soleil, en quoi néanmoins il faut remarquer que ce n’étoit entre