SUPPLÉMENT. 65j
Pierre Médina , Espagnol , et un des premiers pilotes du roid’Espagne , donna quelques années après , savoir vers i55o untraité ue la navigation, intitulé : El arte de navegar ( Venezia ,in- 4 0 . ) traduit depuis en plusieurs langues. Mais ce Pierre deMédine étoit un homme qui avoit plus de pratique que dethéorie, il étoit même fort ignorant sur des .points essentiels dela navigation ; car il nie la déclinaison de 1 aiguille aimantée ,et rien de plus grossier que la plupart de ses pratiques. Ce sont-là cependant les gens qui ont fait tant de découvertes sur la sur-face de la terre. Mais nous ne savons pas combien ont péri ;car la mer , comme la terre des cimetières , couvre bien desfautes et des bévues. Je pour rois citer encore ici plusieurs auteursEspagnols ou Portugais , comme le chevalier Jacob de Saa ,Portugais ; Martin Cortez ; Rodrigo Zamorano ; Andrez Poqa ;don Pedro de Syria ; Garcia de Cespedez ; Francisco de Sexas yLlovera ; Antonio de Najera ; Manuel de Figueredo , &c. Jeme borne à leurs noms , car les titres et le jugement de leursouvrages me mèneroient trop loin.
Parmi les Hollandois ou Flamands , je trouve d’abord MichelCoignet, d’An vers , auteur d’une Instruction des points lesplus excellens et nécessaires touchant l’art de naviger , &c.( Anvers, i58i , in -12 ), ouvrage bon pour le temps , et danslequel il annonçoit d’ailleurs, comme de son invention, unmoyen facile et sûr pour naviger est et ouest, c’est-à-dire , pourdéterminer la longitude. C’étoit par le mouvement de la lune ;mais en cela il étoit, comme tant d’aútres, loin de son compte.Peu après lui, c’est-à-dire, en 1686 , Simon Stevin donna enhollandois un bon traité de navigation , qui fut plusieurs annéesaprès traduit en latin par le célèbre Grotius , sous le titre deLimen heuretice seu portuum investigandorum ratio. ( Lugd.Bat. 1624, in-\°. ) et qui se trouve aussi traduit en françoisdans le recueil des OEuvres de Stevin. ( Leyde, 1684 » in folio).Snellius publia en 1624 son Typhis Batavus seu hystio-dromìcede cursu naviurn et re navali. ( Lugd. Bat. in 4°. ) ouvrage engénéral plus savant et plus mathématique que pratique. Je mebornerai aux noms de quelques autres qui écrivirent en hol-landois ; tels que Van-zoon , en 162*3 ; Corneille Jansen, quin’a pas fait autant de bruit que le fameux Evêque de ce nom ,en 1624 ; Abraham de Graaf, en i66q; Nic.-Henri Gietermaker,en 1660-1678 ; Christ. Martini , en i65y; Joost van Breen , eni665 ; Henri Doncker , en 1664 , auteur aussi d’un atlas marin ;Simon Pietersz, en 1664 ; Rembrantz Van-Nierop, en 1670.
L’Angleterre , dont la prospérité repose presque uniquementsur le commerce et la navigation , ne pouvoit manquer defournir à cet article un grand nombre de noms. J’ai déjà parléTome II. O o o o