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Tome troisieme.
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DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. I. 3 9 imais l’analvse cornplette de ce jeu est l’ouvrage d’un tempspostérieur.

Un autre écrit qu’ii ne faut pas oublier, et dont j’ignorela date , est la Lettre à un ami sur les parties da jeu depaume. L’auteur anonyme de cet écrit , qui étoit certainementun homme très versé dans cette théorie, examine les différenteschances des joueurs plus ou moins avancés, en y faisant entrerla considération de leur inégale habileté, et il donne des tablesconvenables à ces différentes circonstances. Ce petit écrit setrouve aujourd’hui uniquement à la suite de Y Ars conjectandi,de Jacques Bernoulli.

Je trouve aussi qu’en 169a il parut à Londres (z/z-12) untraité anonyme intitulé : Of the Laws os chance , <S’c, danslequel on applique la doctrine des hasards aux jeux les plusen. usage ; mais n’ayant jamais rencontré ce livre , je ne puisen dire davantage. Je le soupçonne néanmoins de BenjaminMotte , depuis secrétaire de la société royale.

Cependant Jacques Bernoulli entreprenoit dans le silence unouvrage bien plus étendu , et approfondissoit bien davantagecette théorie. II avoit déjà préludé à cet ouvrage par unequestion de ce genre , qu’il proposa dans le vingt-cinquièmeJournal des Savans , de ié 85 , et par la solution qu’il en donhaaussi le premier dans les Actes de Leipzig , de 1690. Ce pro-blème étoit celui-ci : Deux joueurs A et- B jouent avec un dé,sous cette condition que celui qui aura le plutôt atteint unnombre déterminé de points aura gagné ; A commence parjeter le dé une fois, et B ensuite une fois ; A recommence etle jette deux fois , et B deux fois ; A trois fois et B trois fois ,&c. jusqu’à ce que l’un des deux ait atteint le nombre depoints déterminé , quel est le rapport de leurs espérances ? Leprobleme ayant resté sans réponse, son auteur en donna sansanalyse la solution dans les Actes de Leipzig, de 1690. Celaexcita Leibnitz à la recherche , et il en donna une immédia-tement après dans les mêmes Actes , qui cadre avec celie deJacques Bernoulli, aux termes près.

Dans l’ouvrage intitulé : Ars conjectandi , Bernoulli nese bornoit pas à quelques questions analogues à celles deFermât et de Pascal ; mais il s’en créoit une foule d'autresde plus en plus difficiles , qu’il analysoit et résolvoit. 11tentoit enfin d’appliquer cette théorie aux événemens mo-raux et politiques. Ses méditations sur tous ces sujets comrnen-çoient à former un corps d’ouvrage dont il préparoit la publi-cation , lorsque la mort l’enleva en ijo 5 . Heureusement fou-vnige , quoique encore imparfait au gré de son auteur, étoitassez avancé et assez en ordre pour pouvoir être mis au jour

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