HISTOIRE
lui en a donné la solution, avec un résultat très-simple et quiferme cette grande différence. .11 trouve que la densité de lalumière dans ce cercle est infinie au centre qu’elle ^diminueen s’éloignant, rnais de manière qu’elle arrive à son minimumlà , où le quarré de la distance est la moitié du quarré du rayondu même cercle; elle augmente de nouveau tellement qu’ens’approchijint de la circonférence elle va une autrefois à l’infini,et que même dans son minimum, elle est assez forte, parcsqu elle y est égale à deux tiers de celle qu’on auroit si elle étoitpar tout la même. II suit de ces théorèmes curieux, que tandisque Terreur de réfrangibilité ne fait une impression forte quepar sa partie peu éloignée du centre ; l’aberration de sphéricitéen fait une qui efface l’eííet de la première dans la plus grandepartie. II avoit donné cette solution dans une des cinq disser-tations de dioptrique imprimées à Vienne , en 1767. Les deuxpremières sont les mêmes qu’il avoit données dans les Mémoiresde l’Académie de Bologne avec peu de changemens. II a placédans son second volume la même dissertation qui est très essen-tielle pour l’amélioration des lunettes. Cette propriété de cepetit cercle lui fait croire que la grande supériorité de 1 effetdes lunettes acromatiques sur les anciennes à objectif simplevient en très-grande partie de la correction de Terreur de sphé-ricité , que la jonction des deux lentilles nécessaires pour formerrobjectif acromatique a permis d’y introduire , tandis qu’ellene peut pas être corrigée dans un objectif simple. II devoir d’au-tant plus redonner cette ancienne dissertation que dans séditionde Vienne, il y a plusieurs fautes d’impression. D’ailleurs, ona très-peu d’exemplaires de cette édition , hors de l’Allemagne,et elle étoit peu connue, quoique très intéressante.
Ce premier volume de Boscovich contient de la manière îaplus élémentaire la théorie de la correction de ces deux erreurspar la réunion des lentilles formées des différentes substances.II détermine les rayons de sphéricité des lentilles capables deproduire cet effet. II donne d’abord une manière sûre et aiséepour la pratique de trouver la force réfringente de ces substances,et il donne ensuite les formules qui, relativement à cette force ,donnent ces rayons rapportés à la distance focale que l’on veutavoir. 11 explique la construction de l’mstruinent propre à dé-terminer cette force , et la manière de s’en servir. Le secondcontient des formules telles que Clairaut les avoit données dansles Mémoires de VAcadémie , pour 1 y 55 et 1766, imprimésen 1762, maïs que Boscovich démontré par une méthode beau-coup plus simple, en les réduisant à une forme plus commodepour l’application du calcul numérique, et il donne des ins-tructions pour leur usage, et des exemples pour les dimensions