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Tome troisieme.
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520 HISTOIRE

C’est cette différence entre les deux observations qu’il importede connoître , pour pouvoir lui comparer l’effet absolu de laparallaxe combinée avec la réfraction, aíin de déterminer parune seule proportion, la quantité dont la distance apparentes’écarte de la distance réelle.

Supposons par exemple, que l’effet total de la parallaxe etde la réfraction soit de 20' ; ce qu’on sait toujours par la tablequi est dans tous les livres de navigation, lorsqu’on connoîtla hauteur de deux astres au-dessus de l’horizon ; supposonsencore qu’on ait trouvé la distance apparente de la lune au soleilde 5 o® , avec un bon instrument, et qu’avec l’instrument arméd’un prisme, oti ait trouvé que la quantité dont les deux ob-servations de distances diffèrent dans les deux positions du prismeest de 40' ; on fait cette proportion deux degrés de déplace-ment donnent quarante minutes entre les deux observations dedistances, combien vingt minutes, effet absolu de la parallaxeet de la réfraction, doivent-elles donner? ce quatrième terme esti 3 ' 20" ; quantité dont la distance apparente s’écarte de la réelle ;ainsi l’art de convertir les distances apparentes de deux astresen distances réelles ne consiste plus que dans deux observationsfaciles et à la portée de tous les marins. Ce fut cette idée in-génieuse qui occasionna le prix proposé par l’Académie, etl'instrument du cit. Richer, (tome IV. p. 579 ).

La grande exactitude des micromètres prismatiques donnalieu au cit. Rochon de les appliquer à la mesure des distancesinaccessibles, par le moyen d’une lunette où il y a deux micro-mètres; le premier donne les petites distances en mettant sim-plement la lunette à son point; parce que la longueur d’unelunette variant suivant la distance des objets , cette variation ,lórsqu’elle est sensible, peut être employée à la détermination,de la distance. II est vrai que cette variation n’est bien sen-sible que dans les longues lunettes et dans les petites distances ,ce qui limite extrêmement cette méthode si simple et si com-mode d’avoir les distances par l’inspection seule de l’objet.

L’index est une aiguille d’acier qui indique la distance surla platine divisée. O11 se sert de cette platine comme d’un bou-ton , pour faire mouvoir le tuyau des oculaires et mettre la lu-nette à son point ; les chiffres tracés selon des lignes spiralesdésignent le nombre de toises dont on est distant de l’objet.La différence des vues ne nuit en aucune façon à cette mesure,par la précaution que l’on a prise de rendre variable à volontéle premier oculaire par lequel on regarde un carré de fils d’ar-gent placé au foyer. Aussi faut-il commencer par mouvoir lepremier oculaire jusqu à ce que l’on voie distinctement le carré ;et par-là la différence des vues n’influe plus sur la mesure

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