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Tome troisieme.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. S 79dans les yeux, il n’y en a qu’un seul qui affecte l’arae. Il faitvaloir en faveur de son hypothèse sur la non efficacité d’une desdeux impressions excitées par des images peintes sur des portionscorrespondantes des deux rétines, les avantages qu’il trou voitpourrendre raison , d’une façon plausible et sans aucune supposition,forcée , de deux expériences d'optique dont les contrariétés ap-parentes sembloient annoncer beaucoup de difficultés à les con-cilier. Mémoires présentés , t. III , p. 5 29. Il y a quelque espècede rapport entre cette hypothèse et celles de quelques physiciens,qui ont prétendu que nous ne voyons jamais qued’un œil , et quelors mêine qu’ils sont tous deux ouverts, il y en a un des deuxqui est sans action et comme en repos ; mais quoiqu’il présumeque de deux images complètes qu’un objet produit dans nosyeux, il n’y en a ordinairement que la moitié dont l’impressionsoit efficace, il n’en admet pas moins que les deux yeux peuventcontribuer ensemble à la vision, et que l’ame peut être affectéedans le même instant par des images peintes dans l’un et l’autr©œil, pourvu néanmoins qu’ellesne le soient point sur des portionsde rétines correspondantes entr’elles.

Par exemple, au sujet d’une observation qu’ìl rapporte, il faitvoir , et l’on peut presque dire qu’il démontre, que la perceptionde l’ame, en cette occasion , étoit le produit des impressionssimultanées de l’image de l’œil gauche et de l’image de l’œiidroit. Mémoires présentés , t. III.

Ces expériences faites pour établir que lorsque l’ame est affectéesensiblement par l image d’un objet peint sur la rétine de l’undes yeux, l’impression de l image reçue sur la portion corres-pondante de la rétine de l’autre œil, est inefficace et commen phe, parurent concluantes ; mais elles avoient le désavantaged exiger qu’on croise les axes optiques à un point que les yeuxeri sont fatigués, et il est difficile de les tenir dans cette directionrespective trop forcee, pendant un intervalle de temps, mêinepeu considérable. On fit cette observation lorsqu’il lut son mé-moire à l’académie ; et il se crut engagé à imaginer sur ce sujetde nouvelles expériences exemptes ae cette contrainte pour lesyeux, qui rendoit les premières peu praticables : il en rapportedeux qu’on peut leur substituer et qui sont plus aisées à exécuter.

( Mémoires présentés , t. IV, 1763. )

U observe qu’il y a une cause naturelle, en vertu de laquelleles images, peintes sur les parties correspondantes des rétines, repeuvent peut-être jamais produire que des impressions bien im -gales entr’elles ; ensorte que l une des deux soit effacée par1 autre, qui agit supérieurement. Si, comme il le prétendoit » lesyeux, pour n’être pas excédés par l’exercice de la vision, ontbesoin de se relayer et de regarder de façon à ne voir distinc-

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