DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. II. 58 7ligne qui, du point respectif de l’objet, tend à cet endroit d®de la rétine, et que Dutour appelle plus simplement la lign ede direction.
La disposition de l’œil convenable pour cet effet consiste i°.en ce que le centre de la courbure sphérique de la rétine coïn-cide avec le centre de la courbure sphérique de la cornée ;et 2 0 . en ce que le rapport de la réfraction de l’humeur aqueusedans le cristallin, et celui de la réfraction du crystallin dansEhumeur vitrée soient combinées, de façon que le rayon quidepuis le point visible placé hors de Taxe optique, jusqu’à lasurface antérieure du crystallin , s’avance selon la ligne de di-rection , et qui s’en écarte en entrant dans le crystallin , essuieà la sortie du crystallin une nouvelle déviation qui tende à leramener vers la ligne de direction, et qui la lui fasse rencon-trer précisément à l’endroit où celle - ci atteint elle - même larétine. Dutour calcule l’effet des réfractions, et il établit la coïn-cidence des centres des courbures, de la cornée, et de larétine; il résout l’objection de d’Alembert, duquel après tout ilne diffère pas beaucoup : juger l’objet dans la direction de laperpendiculaire menée du point où le rayon rompu vient tombersur le fond de l’œil, lui paroît le parti le plus naturel à prendre.11 l’a proposé avec les difficultés dont il a pensé qu’il étoit ac-compagné , et ce sont ces difficultés qu’il a essayé de résoudredans le mémoire dont je viens de donner uii extrait.
Le cit. Rochon a aussi discuté dans son Recueil de r 7 83,la théorie de la vision par de nouvelles expériences ; il examinece qu’avoit dit Condillac dans son Traité des sensations , le Cat,dans son Traité des sens, d’Alembert, dans le premier volumede ses Opuscules , sur la direction à laquelle nous rapportonsïes objets, et qu’il regarde comme la perpendiculaire à la surfacedu fond de l’oeil. Il trouve aussi que le foyer de l’œil ne variepas sensiblement.
Le chevalier d’Arcy donna dans les Mémoires de 1766, desexpériences curieuses , où l’on voit que la sensation de la VUSdure un certain temps après que l’objet qui l’a excitée à disparu,ce temps mesuré avec une suffisante précision a été trouvé à-peu-prèsde 8 tierces ou d’un septième de seconde, par Inobser-vation des cercles lumineux formés par les charbons ardens.Cette durée paroît plus considérable par les expériences d’undisque opaque : elle a paru aller jusqu’à 9 tierces. Cette duréede la sensation peut influer sensiblement dans les phénomènesoù on peut,confondre l’apparence réelle d’un objet dans unlieu, avec son apparence imaginaire, par la durée de la sensa--tion. Dans les corps qui se meuvent, avec beaucoup de vitesse,elle peut produire plusieurs effets très-singuliers - comme par