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Tome troisieme.
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6o4 HISTOIRE

traction est forte. L’attraction d’un rayon de lumière, eu égardà sa quantité de matière, est à la gravité qu’à un projectile,eu égard aussi à sa quantité de matière , en raison composéede la vitesse du rayon à celle du projectile et de la courburede la ligne que le projectile décrit aussi de son côté ; pourvucependant que l’inclinaison du rayon sur la surface réfringentesoit ia même que celle de la direction du projectile sur i’iio-rizon. De cette proportion il s’ensuit que l’attraction des rayonsde lumière est plus que i ooo ooo ooo ooo ooo fois plus grandeque la gravité des corps sur la surface de la terre , eu égardà la quantité de matière du rayon et des corps terrestres eten supposant que la lumière vienne du soleil à la terre en septminutes de temps, Encyclopédie , au mot Lumiérï.

Nous finirons avec d’AIemberten disant : « les deux opinions,ìl faut l’avouer, ne sont démontrées ni l’une ni l’autre; et íaplus sage réponse à la question, de la matière et de la propa-gation de la lumière, seroit peut-être de dire que nous n’ensavons rien. Newton paroît avoir bien senti ces diííicultés lors-qu’il dit : E>e natura radiorum lucis, utrum sint cojpora necne nilùl omninò disputans. Ces paroles ne semblent elles pasmarquer un doute si la lumière est un corps ? mais si elle n’enn’est pas un, qu’est-elle donc? Tenons nous en donc à cetteconclusion : la lumière se propage suivant une ligne droite d’unemanière qui nous est inconnue. Encyclopédie , au mot Lumière.

Dans cette histoire de l’optique nous aurions peut-être dûparler de la perspective, mais il nous a semblé qu’elle ne pré-sentoit rien d’assez nouveau et d’assez important, nous en avonsparlé, tome I. page 712.

M. Martin, dans son Optique , a décrit une perspectivegraphique composée de deux lentilles entre lesquelles il y a unverre plan divisé en parties égales.

Le cit. Pictet, revenant de Londres en 1801 , nous a montréun instrument de perspective qui nous parut simple et commode.L’index que l’on a dirigé sur l’objet se rabat sur le papier, ety marque la place de l’objet sur le tableau de perspective.

Nous íinirons notre histoire de l’optique en renvoyant à unouvrage important, où l’on trouvera de plus grands détails ,dont il est parlé ci dessus, p. 4Ò 1 5 niais que Montucla n avoitpoint vu : c’est 1 ’Histoi/'e de 11 Optique , par Priestley , impriméeà Londres, en 1772 , (et non en 1771 ), en 8 i 3 pages in- 4 °.Cet ouvrage est un des meilleurs de Priestley, et il annonce queM. Micheil lui a été fort utile; quoique ce soit une histoirede l’optique, il contient aussi la partie systématique, de manièreà pouvoir être utile à ceux qui veulent connoître bien cetteçience, 11 divise son histoire en six périodes. i eie . Ayant la