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qui ne sont point doués d’elasticite ; car s’ils ont des directionscon traircs,ils seront réduits au repos dans îe cas énoncé par ’sGra-vesande , et s’ils ont même direction , l’on trouve effectivementque , dans le même cas, la somme des forces après lé choc estencore la moindre possible. Quant aux corps élastiques , lasomme des forces étant la même avant et après le choc, iln’y a nul lieu à la proposition ; mais on peut demander quelrapport cela a avec la proposition Maupertuis ; que, dans tous lescas , soit que les vitesses soient en raison réciproque desmasses, soit que cela n’ait pas lieu, la quantité d’action employée,ou si l’on veut de force consumée à opérer le changement, estla moindre qu’il se puisse. II est difficile de ne pas voir dansKœnig nu homme emporté par la passion.
Engelhard , dit encore Kœnig , m’a écrit qu’il a enseigné,dès173?., la prétendue loi de L’épargne sous le nom de la moincb-esomme de forces absolues. Mais qu’est ce que M. Engelhard aentendu par-là? II paroît seulement que c’est à-peu-près la mêmechose que ce qu’enseignoit ’sGravesande ; car M. Kœnig lesassocie dans la même idée. Or, on vient de voir qu’il n’y a nulleaffinité entre cette moindre somme de forces trouvées dans cer-tains cas par ’sGravesande et la moindre quantité d’action deMaupertuis.
Quant au fond de la question, Kœnig prétendoit démontrerque la loi étoit absolument fausse, et qu’ilfalloit lui en substituer«ne autre d’après laquelle il entreprenoit de résoudre divers pro-blèmes épineux de dynamique.
Euler, qui par intérêt, autant que par attachement, étoit auxordres de son illustre président ( comme il l’appelle), donna ,dans les Mémoires de Berlin pour 1761 (tom.VlI, 1763), deuxgrands mémoires, pour prouver que la lettre de Léibnitz ne pou-voit exister, que Maupertuis étoit le premier qui eût trouvé leprincipe, qu’on en déduisoit toute la mécanique ; que le principede Kœnig, par la nullité de la force vive, se réduisoit à rien ; ille persifle à toute outrance, et prouve qu’il s’étoit honteusementtrompé.
II parut aussi un volume z/z- 4 °. intitulé : Mémoires pour servirà r histoire du jugement de l’Académie ; on y établit, par ungrand nombre de raisonnemens , que le fragment de Léibnitz ,allégué par Kœnig, n’existoit pas, et qu’il faudroit, pour le fairevaloir, des démonstrations invincibles et des pièces dons l’au-tlienticité ne souffrît aucune difficulté.
Ea loi de l’épargne de Maupertuis a eu encore deux adver-saires j l’un est le chevalier d’Arcy, de l’Acadéinie des sciences ;l’autre M. Martens , mathématicien hollandois. Le premier l’at-taqua en 1762, dans un mémoire inséré parmi ceux de l’Aca-