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Tome troisieme.
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7 i6 HISTOIRE

V Hydro technique Ag M. Wieland contient d’excellentes chosessur toutes ces matières. Le troisième volume a paru en 180 r ,mais il est en allemand, et je n’ai pu me procurer la noticequ’il auroit fallu mettre ici.

XII.

Des ondes et des oscillations des fluides.

On verra dans Y Histoire de la Navigation les effets des vagueset des ondes sur les mouvemens des vaisseaux-, mais nous de-vons donner ici une idée de la manière de les calculer.Newton est le premier qui ait ouvert cette carrière par un

f iroblêine curieux qu’il se propose, (Liv. II. prop. 44* ) et q u *ui sert à calculer lu vitesse des ondes de la mer par le tempsqu’elles mettent à s’élever et à s’abaisser. II suppose un syphonà deux branches verticales, communiquant ensemble par unebranche horizontale. Si ces deux branches verticales sont rem-plies d’un fluide d une densité donnée, comme d’eau, ces deuxcolonnes d’eau, laissées en repos, resteront en équilibre et deniveau. Mais si l’une est élevée au-dessus du niveau de l’autre,et livrée à elle-même, elle s’abaissera au-dessous de ce niveauen poussant la colonne opposée au-dessus ; et après quelquesoscillations elles resteront en repos. Newton se demandoit qu’elleétoit la durée de ces oscillations, c’est-à-dire, quelle est la lon-gueur du pendule isochrone à cette durée, car c’est toujours làà quoi se réduit la détermination du problème, puisque de lalongueur de ce pendule dépend la durée de ses oscillations.

Or, Newton trouvoit par un raisonnement assez simple, qu’enfaisant abstraction de la petite résistance apportée par le frot-tement de l'eau dans le tuyau, si l’on prend la moitié de salongueur, c’est-à-dire de deux branches verticales et de l’ho-rizontale du syphon , entre les points d’équilibre des colonnesdu fluide , la moitié de cette longueur sera celle du pendulesinchrone, d’où il conclut d’abora que ces oscillations serontisochrones. Si donc par exemple, cette longueur est de 6 pi. ~ ;les oscillations des deux colonnes d’eau seront de la durée justed’une seconde, la longueur du pendule qui bat les secondesétant de 3 p. , il est plus exactement de 3 p. 8 1 . i..

Delà Newton déduit le mouvement des ondes excitées parle vent sur une mer ou un lac, lorsqu’il cesse de les accélérer ,ou de celles qu’une pierre jetée dans l’eau y produit, et il faitvoir que leur vitesse est dans la raison soudoublée de leur lar-geur ; si donc on mesure leur vitesse, ce qui est facile de plu-sieurs manières, on aura leur largeur, en prenant un pendule