DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IV. j 5 t
il y fit des changemens que l’art et la science reclamoient ; eton ne fut pas peu étonné de voir qu’une roue qui mouvoit apeine 4 corps de pompes, dont Paire de chacun n’étoit que de5 y 6 centimètres, ( 16 pouces carrés), menoit plus facilement8 nouveaux pistons dont 4 aspirans de 1089 centimètres de su-perficie chacun , et 4 refoulans, qui font ensemble 2016 centi-mètres, dont le produit, dans les eaux moyennes, s’élevoit à55 pouces. Tel sera toujours l’avantage de l’homme éclairé parla théorie , sur l’indolent ouvrier que guide une routine aveugle.
On peut voir du cit. Bralle trois pompes remarquables par lasimplicité , la régularité de leurs mouvemens , l’une dans le Jardindes Plantes; Vautre à la Maison Nationale des Femmes, (laSalpêtrière ); et la troisième, qui fournit Peau nécessaire aubel établissement des bains sur la rivière,au Pont-Royal. La ma-nivelle que les chevaux mettent en mouvement est coudée etporte un cylindre mobile auquel tiennent 3 chaînes qui passentsur des poulies , et vont à 3 corps de pompes dont îes pistonssont de cuivre , et peuvent refouler Peau par leur poids.
Cette machine présente encore une idée neuve : dans toutesles pompes, la puissance est immédiatement appliquée sur lespistons qui refoulent l’eau de bas en haut, de manière que dansle cas où. quelque obstacle s’oppose à leur ascension ou à leurdescente , elle n’en est avertie que par un surcroît de résistancequi ne peut se faire sentir qu’à un moteur intelligent. Au con-traire , dans la pompe du cit. Vigier , la puissance soulève despistons ou cylindres suspendus à une chaîne llexibìe ; et ce n’estque par leur poids qu’ils refoulent l’eau en descendant. Si doncquelque obstacle s’oppose à leur descente , ils s’arrêtent, la chaîneployé, il n’y a point d’eíTorts, conséquemment point de rup-ture ; le conducteur sait aussitôt que tel ou tel piston ne faitplus son effet, et il lui est facile d’y remédier. Cette idée estsimple, mais l’expérience a prouvé qu’elle étoit heureuse, ettrès-avantageusement applicable, surtout aux pompes qui doiventélever des colonnes d’eau très-pesantes, et dont conséquemmentles moteurs très-puissans ne pourraient être assez promptementarrêtés si un accident fortuit venoit à interrompre brusquementle jeu de quelque piston, ce qui arrive fréquemment dans deseaux courantes.
L’Académie proposa des prix pour substituer des machinesa celles du Pont Notre-Dame et du Ponl-Neuf, et elle reçntgrand nombre de modèles qui sont au cabinet de l'Insthut;prix de 1788 ne íût pas adjugé ; on chercha des prétextes,mais la véritable cause étoit que lc baron de Breteuil n àantplus en place, on ne put avoir les fonds.
Borda, dans les Mémoires de 1768 et 1769 donna de s réflexion s