DES MATHEMATIQUES. Part.V. Liv. IV. 7ZSsimple dans le Traité d’horlogerie par Lepauteen 17 55 . On peutvoir aussi Euler nov. Comment . Petr. tom. V.
Nous avons parlé ( pag. 747 ), de la vitesse des roues relati-vement à celle de l’eau. Parent vit, dès le commencement dusiècle, qu’une roue mue par un courant, produit un effet dif-férent à mesure qu’elle se meut plus ou moins vite 5 car elle nepourroit se mouvoir avec la même vitesse que le courant, qu’au-tant qu’elle n’éprouveroit aucune résistance de la part du poidsà mouvoir, ou de l’effet quelconque à opérer. Cet effet seroitdonc nul ; au contraire, si elle n’avoit aucun mouvement, l’effetseroit encore nul. II y a par conséquent un certain rapport devitesse entre celles de la roue et du courant qui donne le plus
Í ;rand effet. Parent trouve que. cet effet est le plus grand, quanda vitesse de la roue est les deux tiers de celle du courant. II dé-montre de même que dans un moulin à vent l’inclinaison du
{ >lan des ailes avec i’axe doit être de 54 ° 44 r pour qu’elles aienta plus grande force ; ce qui cependant est sujet à quelque modifi-cation, comme on le voit dans ses Recherches de mathéma-tique et de physique en 3 vol., ainsi que dans ses divers mé-moires, dans les volumes de VAcadémie des Sciences 1704»1707, 1712 , qui offrent plusieurs déterminatiosn de ce genre,qni ont de futilité pour la pratique. 11 avoit aussi travaillé à lathéorie des pompes et avoit même proposé sur ce sujet diversproblèmes; mais rien de son travail ne s’est retrouvé. Au reste ,son Tì'aité de Mécanique est fort obscur et contient des erreurs :Deparcieux a suivi la même carrière avec succès. On étoit per-suadé, avec lui, que de quelque manière qu’on employât l’eaud une chûte, soit par son poids, soit par son choc, on n’en devoitattendre que le même effet, en supposant que dans l’un et l’autrecas toute l’eau fût employée. Rien n’est cependant moins vrai quecette proposition,et toutes les fois qu’on sera obligé de ménager laquantité d’eau, on trouvera un avantage réel à la faire agir p arson poids , plutôt que par son choc. ,
Comme ce cas est celui qui arrive le plus ordinairement, c estaussi celui qu’il est le plus intéressant d’examiner ; car 1 eau nepouvant, lorsqu’elle agit par son choc, produire un effort plusgrand que les de l’impulsion qu’elle donne, il est clair que la
Í >lus grande partie des petits courans d’eau deviendroient abso-ument inutiles , si on ne pouvoit les employer d’une autremanière.
Ce fut précisément ce qui arriva à Deparcieux lorsqu’il voulutfaire exécuter à Crecy, chez madame de ?ompadour, la machinsQyi y élève les eaux de la petite rivière de Biaise jusqu à 1pieds de hauteur : cette rivière fournit à peine , dans le temps desbasses eaux , 4 ou 5 pieds cubes d’eau par seconde ; ce qui, sui-Tome III, C c C C C