7 64 HISTOIRE
cision et de simplicité. L'est dans cette confiance que M.î/T.Perrier, excellons juges dans cette matière, se sont déterminésà faire construire une machine à,feu à double effet, et conformeau modèle de Betancourt ; cette machine , destinée à faire mou-voir des moulins, a été montée au Gros-Caillou, en 1790,pour faire aller des moulins.
Cette machine à feu à double effet ou à double injection,de l’ìnvention de M. de Betancourt, est décrite dans le deuxièmevolume de VArchitecture Hydraulique de Vrony, qui a paruen 1796 avec une grande quantité de planches.
Les machines à double effet forment donc ici l’objet prin-cipal ; les anciennes machines n’y sont traitées que comme objetsaccessoires ; et néanmoins le cit. Pron y donne plus de chosessur ce qui les concerne qu’on n’en trouve dans aucun ouvragepublié jusqu’à présent. Il auroit été impossible, eu égard auxbornes dans lesquelles son livre devoit être circonscrit , deparler avec autant de développement des autres machinesà feu ; il n’a épuisé que celle-ci ; car le désir de ne laisserà dire que le moins possible sur une matière aussi intéressante,ayant exigé un grand nombre de planches , et une étendueanalogue dans le discours; on ne pouvoit y réunir les anciennesmachines avec les mêmes détails. Ce qu’il y a d’assez remar-quable dans la relation des mécanismes anciens aux nouveaux ,c’est que les premiers peuvent être considérés comme des casparticuliers du dernier. En cela on doit reconnoître la marchede l’esprit humain qui cormnence par les idées isolées avant depasser aux notions générales. On voit qu’une machine à doubleeffet, disposée convenablement, peut, avec de légères modi-fications dont son mécanisme la rend susceptible à volonté, êtreemployée , et comme machine de Newcomen , et comme ma-chine de l’espèce de celles de Perrier à Chaillot.
Tout ce que dit notre auteur sur les machines à feu peutêtre considéré comme présentant trois divisions principales. Lapremière contient les détails des expériences et des appareilsemployés pour la détermination de la force expansive de la va-peur, et quelques usages utiles auxquels les résultats de ces expé-riences peuvent être employés dans la physique et dans les arts.La deuxième traite de deux systèmes de machines a feu a double§ffet, où il a réuni les diverses variations dont la combinaisonde ces machines est susceptible , et auxquels il a joint la des-cription détaillée de la machine de Newcomen, et de celles deChaillot et du Gros-Caillou : enfin la troisième offre des détailsparticuliers sur les principales pièces nécessaires à ceux qui vou-dront construire des machines à feu, et les principes dont ona besoin pour calculer leur dimensions et leurs effets.