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Tome troisieme.
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7 ó8 histoire

un peu au-dessous de la voûte du petit aspirateur qui y corres-pond , et que la hauteur de chaque petit aspirateur soit un peumoindre que celle de l’eau contenue dans le grand.

11 résulte de cette disposition, que lorsqu’on donne à l’eaudu grand aspirateur la liberté de s’écouler par sa partie infé-rieure , l’air se dilate d’abord dans le long tuyau dont nousavons parlé, et de suite dans les têtes de tous les petits aspi-rateurs avec lesquels ce tuyau communique ; et qu’alors chacunde ces derniers aspire l’eau du réservoir inférieur. Après cela,lorsqu’on fait entrer l’eau de la source dans le grand aspirateurPair se rétablit d’abord dans son premier état, et alors l’eauaspirée par chacun des aspirateurs, se dégorge dans le réservoirvoisin ; desorte qu’après ces deux mouvemens, Peau d’un ré-servoir quelconque se trouve avoir été portée dans celui qui luiest immédiatement supérieur , et que l’eau de la source parvientainsi successivement jusqu’au réservoir le plus élevé.

On évalue P effet d’une machine hydraulique, en déterminantle rapport de la quantité d’eau qu’elle dépense avec la quantitéqu’elle peut élever dans le même temps, à la hauteur de la-quelle Peau qui sert de moteur est descendue. Lorsque ces deuxquantités sont égales, la machine produit le^plus grand effetpossible, ce qu’on appelle aussi P effet total, et elle est plus oumoins parfaite selon que la quantité élevée approche plus oumoins de la quantité dépensée : Borda détermine ce rapport dansla Machine du cit. de Trouville, en faisant d’abord une certainesupposition de la hauteur de la source qui lui donne le mouvement.

Soit cette hauteur égale à un peu plus de 16 pieds , par exemple16 pieds 6 pouces, et supposons que la voûte du grand aspirateursoit au rnyeau de la source; considérant ensuite tous les petitsaspirateurs comme réduits à un seul, parce qu’ils produisenttous un effet pareil, soit la hauteur de la voûte de ce petitaspirateur unique au-dessus du réservoir inférieur, égale exac-tement à 16 pieds; enfin, imaginons que le grand aspirateursoit d’abord entièrement rempli d’eau, mais qu’il reste 3 poucesd’air dans la tête du petit aspirateur, et que cet air ait la mêmedensité que celui de l’atmosphère ; supposons encore que leniveau du réservoir dans lequel l’eau doit se dégorger, soit3 pouces plus bas que la tête du petit aspirateur, et que le grandet petit aspirateur aient la même étendue de surface.

Cela posé, si on fait écouler l’eau du grand aspirateur parsa partie inférieure ; on verra qu’elle descendra d’abord d’en-viron 3 pouces, sans produire aucun mouvement dans l’eau dupetit aspirateur ; mais qu’alors l’air se trouvant à-peu-près ré-duit à la moitié de sa densité première, la pression extérieurede l’atmosphère qu’on suppose équivalente k une colonne d’eau